Revue de presse des Amériques

À la Une: la liste des arrestations s’allonge au Nicaragua

De nombreux Nicaraguayens ont fui la répression du pays.
De nombreux Nicaraguayens ont fui la répression du pays. © AP/Miguel Andres

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Au Nicaragua, la longue liste des dernières arrestations fait la Une de la presse. 20 visages, 20 détenus s’affichent sur celle du site de Confidencial. Il s’agit de potentiels candidats à la présidentielle du 7 novembre, d’anciens guérilleros sandinistes, de dirigeants de l’opposition, de journalistes ou encore d’hommes d’affaires. Tous ont été arrêtés et sont poursuivis pour « trahison », depuis le 2 juin, dans ce que le journal appelle « une chasse à l’opposition ». Le gouvernement de Daniel Ortega, lui, s’en défend. Il soutient que ces arrestations ne sont pas « politiques » mais répondent à des menaces de coup d’État. Mardi, lors d’une session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, 59 pays se sont dits « profondément préoccupés par des lois récemment adoptées qui donnent un cadre à cette répression de l’opposition ». Pas suffisant pour Tamara Taraciuk, l’une des porte-parole de Human Rights Watch sur l’antenne de RFI. Elle demande que la question soit portée devant le Conseil de sécurité de l’ONU.

En parallèle, de nombreux Nicaraguayens ont fui la répression. Au moins cinq personnalités ont annoncé leur départ ces dernières 48 heures pour fuir les persécutions, explique La Prensa. Parmi eux, Carlos Fernando Chamorro, le directeur du journal Confidencial qui a quitté le pays avec sa femme après une descente de police à son domicile lundi. Quant au célèbre écrivain Sergio Ramirez, à l’étranger pour raisons médicales, il envisage - il le confiait dimanche au quotidien argentin Clarin - de ne pas rentrer. Clarin qui critique d’ailleurs en une le gouvernement argentin : il n’a pas signé mardi la déclaration du Conseil des droits de l’homme. Pour le quotidien, l’Argentine s’incline devant la position du Mexique, bref, sacrifie la lutte pour la défense des droits de l’homme sur l’autel de stratégies géopolitiques.

Pérou : quelques dégâts après un séisme

Le sol a tremblé au Pérou dans la soirée de mardi. Un séisme de magnitude 6 a été fortement ressenti jusqu’à Lima, la capitale, poussant « de nombreuses personnes à quitter leur maison », raconte Correo. L’épicentre a été localisé dans la province de Cañete, à une trentaine de kilomètres au sud de la capitale. À Mala, des habitations se sont effondrées ou ont été fragilisées, explique la maire de la ville citée par El Comercio. « Quelques dégâts sont signalés à l’aéroport international », principalement des tuiles arrachées, mais pour l’heure, aucune victime n’est à déplorer.

Eric Adams, futur maire de New York ?

New York connaît désormais les premiers résultats de la primaire démocrate dans la course à la mairie. Eric Adams, un ancien policier noir de Brooklyn, mène actuellement avec environ 30 % des voix, écrit le New York Times en Une. Celui qui a fait campagne sur les questions de sécurité a « pris une avance considérable », selon le journal, sur Maya Wiley, et Kathryn Garcia, « sans pour autant remporter une victoire absolue ». Grosse déconfiture pour l’ancien candidat à la présidentielle, et ancien favori de cette primaire, Andrew Yang.

Arrivé quatrième, il se retire de la course. « Les résultats définitifs ne sont pas attendus avant le 12 juillet », pointe le Washington Post, « compte tenu à la fois du système électoral défaillant de la ville et des nouveaux bulletins de vote qui permettent aux électeurs de choisir et classer jusqu’à cinq candidats ».

Les meurtriers de Khashoggi entraînés aux États-Unis ?

Enfin, le New York Times révèle que les agents saoudiens qui ont tué le journaliste du Washington Post Jamal Khashoggi en 2018 avaient été entraînés aux États-Unis. Selon le quotidien, ils avaient reçu une formation paramilitaire auprès de la société de sécurité privée Tier 1 Group, en Arkansas. Une « formation, approuvée par le département d’État », qui met en lumière selon le journal, « les dangers des partenariats militaires avec des gouvernements répressifs ».

Et cela risque de continuer, explique le New York Times, puisque les sociétés de sécurité privée américaines « se tournent de plus en plus vers des clients étrangers pour consolider leur chiffre d’affaires ».

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