Revue de presse des Amériques

À la Une: accord bipartisan aux États-Unis pour un plan à plus d’un milliard de dollars

Le président américain Joe Biden à la Maison Blanche le 22 juin 2021.
Le président américain Joe Biden à la Maison Blanche le 22 juin 2021. MANDEL NGAN AFP

Publicité

Ce mercredi, un accord bipartisan a été obtenu sur le fameux plan d’investissement dans les infrastructures, réclamé par le président Joe Biden depuis son arrivée à la Maison Blanche. C’est la fin d’une impasse qui durait depuis plusieurs semaines explique USA Today. Cet accord, présenté comme radical par le quotidien, vise à moderniser les systèmes de transport américains qui se détériorent, tels que les chemins de fer, les ponts et les voies navigables. Un milliard deux cent vingt-cinq millions de dollars vont être injectés au cours des huit prochaines années, selon le sénateur démocrate Joe Manchin qui a participé à l’élaboration de ce plan avec onze sénateurs républicains et neuf autres démocrates.

Même s’il reste des détails à régler selon Susan Collins, sénatrice républicaine du Maine, dans des propos repris par le Washington Post, ce plan devrait obtenir l'approbation des législateurs des deux chambres désireuses non seulement de remédier à la condition physique en ruine du pays, estime USA Today, mais également de montrer que les deux parties peuvent toujours parvenir à un consensus bipartisan au sein d'un Congrès de plus en plus partisan.

De nouvelles tombes découvertes près d’un ancien pensionnat canadien

Un organisme soutenant les communautés autochtones canadiennes a découvert ce mercredi des centaines de tombes anonymes près d’un ancien pensionnat autochtone dans la province de la Saskatchewan, sur le site de l'ancien pensionnat de Marieval, une institution fermée depuis 1997, mais qui a œuvré pendant près d’un siècle, précise le Journal de Montréal. Il s’agit du plus grand nombre de tombes découvertes à ce jour, selon un communiqué de la Fédération des nations autochtones souveraines. Le nombre de victimes dépasserait les 300.

Une découverte qualifiée « d’absolument tragique, mais pas surprenante » par le chef de l’Assemblée des Premières Nations, Perry Bellegarde, dans les pages de La Presse. Comme le rappelle le quotidien, cette découverte survient quelques semaines après celle des restes de 215 enfants autochtones sur le site d’un autre ancien pensionnat en Colombie britannique. Une information qui avait provoqué une onde de choc dans le pays, rappelle le quotidien, et qui a tout de même entraîné une réaction des autorités canadiennes qui ont annoncé le financement de nouvelles recherches sur d’autres sites d’anciens pensionnats.

Le Premier ministre Justin Trudeau a d’ailleurs lui-même reconnu la « faute du Canada » et promis de ne pas « fermer les yeux », précise le quotidien. La Presse qui rappelle que près de 150 000 enfants autochtones ont été placés de force dans 139 pensionnats à travers le pays. Des enfants qui ont été séparés de leur famille, de leur langue et de leur culture.

Le président nicaraguayen justifie la vague d’arrestations

Depuis plusieurs semaines une vague d’arrestations, orchestrée par le président Daniel Ortega, touche l’opposition. Des personnalités politiques, mais pas seulement. Et face au tollé international et à l’approche des élections, le président Daniel Ortega a tenu à justifier cette vague d’arrestations. À cinq mois des élections, Daniel Ortega a expliqué, selon la revue mexicaine Milenio, que les 19 personnes arrêtées ces dernières semaines ne sont ni des politiciens, ni des candidats, mais des criminels qui agissent contre les intérêts de leur pays en tentant de fomenter un coup d’État.

Le président nicaraguayen accuse les États-Unis d’en être l’instigateur, sans plus de précisions. Des arrestations qui continuent d’être dénoncées à l’étranger, rappelle Ultima Hora. Ce mercredi, les Nations unies ont demandé à nouveaux la libération de tous les prisonniers politiques. L’ONU qui appelle également les autorités nicaraguayennes à respecter ses obligations en matière de Droits de l’homme au lendemain d’une missive de l’ONG Human Rights Watch qui pointait du doigt l’immobilisme des Nations unies.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail