Revue de presse des Amériques

À la Une: un calme précaire règne à Cuba

Des hommes font du vélo près d'une affiche du défunt leader cubain Fidel Castro à La Havane, le 12 juillet 2021.
Des hommes font du vélo près d'une affiche du défunt leader cubain Fidel Castro à La Havane, le 12 juillet 2021. YAMIL LAGE AFP/File

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Cinq jours après des manifestations sans précédent, la tension semble avoir baissé d’un cran sur l’île, même si c’est ce que l’on pourrait qualifier de calme précaire selon El Nuevo Herald. Car depuis les événements de dimanche, détaille le quotidien, les autorités cubaines font tout pour impliquer la population afin de dénigrer et de s’en prendre à ceux qui ont ou qui manifestent encore.

Les fonctionnaires cubains sont par exemple obligés de s’inscrire dans ce que l’on appelle des « brigades de réponse rapide », des bandes en quelque sorte qui crient et frappent les civils qui expriment une opinion différente. Des mesures expéditives seraient prises contre ceux qui refusent. Et selon El Nuevo Herald, le régime tente aussi d’enrôler les étudiants. Des groupes Whatsapp ont été créés par les universités par exemple pour que les élèves s’inscrivent dans cette démarche. Selon le quotidien, ces jeunes craignent d’être expulsés de leur université s’ils refusent. Granma, considéré comme le journal officiel à Cuba, explique que les autorités comptent arrêter et poursuivre tous ceux qui ont incité et organisé ces manifestations qualifiées d’actes délictueux et d’actes violents, ce qui prouve en quelque sorte que la répression n’est pas finie.

Pression maximale contre l’opposition vénézuélienne

Selon El Pitazo, un média en ligne vénézuélien, depuis deux semaines maintenant le gouvernement de Nicolas Maduro exerce une pression sans commune mesure contre des dissidents, des membres de l’opposition et des défenseurs de droits de l’homme. Et comme l’explique ce média, les autorités ne s’en prennent plus seulement à ces personnes, mais désormais, c’est toute leur famille qui sont victimes de persécution. Plusieurs mères d’opposants ont par exemple été arrêtées cette semaine. Selon l’ONG Provea, le gouvernement a franchi un seuil. Les arrestations qui étaient jusqu’à présent « exceptionnelles » sont devenues « quotidiennes ».

Pour l’ancien président de l’Assemblée nationale Julio Borges, membre d’un des principaux partis d’opposition, le régime de Nicolas Maduro, à l’image de ce qu’il se passe à Cuba, est en train « de tuer à petit feu le combat pour la démocratie ». Dans les pages d’El Nacional, l’ancien député appelle la communauté internationale à réagir pour lutter « en faveur d’un continent sans dictature, un continent où les droits de l’homme prévalent sur le reste ».

La presse colombienne publie des photos du président haïtien assassiné

Une exclusivité de la revue Semana, très présente sur ce dossier. Ce média dit avoir récupéré des clichés pris quelques minutes après l’assassinat du président haïtien, mais s’abstient de les publier par respect pour la famille de Jovenel Moise et pour son pays. Des photos qui démontrent la violence des faits, selon Semana, qui publie tout de même les radiographies réalisées par la suite.

Pour Semana, le président a été torturé par les mercenaires, certainement pour obtenir sa démission. Semana explique par ailleurs que le président et sa femme avaient compris que des personnes s’étaient introduites dans leur maison avant que les mercenaires n’entrent dans leur chambre. Un laps de temps qui a permis à Martine Moïse d’aller mettre à l’abri leurs enfants avant de revenir dans la chambre et d’être elle aussi victime des tirs de ce commando.

Autre information qui provient de Colombie : selon le président colombien, les mercenaires savaient qu’ils avaient pour objectif de tuer le président. C’est ce qu’Ivan Duque a affirmé hier sur une radio colombienne, détaille le Miami Herald. Selon lui, si une partie du groupe de mercenaires pensaient réaliser une mission de protection, un autre petit groupe de mercenaires avait pour objectif d’assassiner le président.

Ivan Duque se base sur les déclarations d’un ancien soldat colombien, qui était présent en Haïti, mais qui est depuis revenu en Colombie et qui aurait fait ces révélations à la justice locale. Officiellement on ne connaît pas l’identité de ce militaire, mais selon le Miami Herald, il pourrait s’agir de l’ancien capitaine de l'armée colombienne, Germán Alejandro Rivera García, qui aurait reçu un virement de 50 000 dollars en provenance des États-Unis. L’enquête avance et Ivan Duque a tenu hier à saluer la coopération entre les deux pays pour tenter de faire la lumière sur ce dossier explosif.

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