Revue de presse des Amériques

À la Une: la réaction de la presse haïtienne au discours d’Ariel Henry

Pour Ariel Henry, «la solution à la crise haïtienne doit venir des Haïtiens» comme il l’a expliqué lors de sa prise de fonction.
Pour Ariel Henry, «la solution à la crise haïtienne doit venir des Haïtiens» comme il l’a expliqué lors de sa prise de fonction. © AP/Matias Delacroix

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C’est un nouveau chef du gouvernement dans un pays sans chef d’État, meurtri et en deuil après l’assassinat de son président, détaille Le Nouvelliste. Un Premier ministre qui se donne pour priorités « la poursuite de l’enquête sur l’assassinat du président Jovenel Moïse, la lutte contre l’insécurité, l’organisation des élections, la relance de l’économie, la lutte contre le Covid-19, entre autres ». Pour Ariel Henry, « la solution à la crise haïtienne doit venir des Haïtiens », comme il l’a expliqué lors de sa prise de fonction.

Pour le quotidien Le National ce nouveau gouvernement représente « le grand recyclage ». Le National fait là référence à la composition de l’équipe qui entoure Ariel Henry. Un gouvernement composé en majorité « d’anciens hauts dignitaires et cadres de l’État haïtien ». C’est donc un constat d’échec pour le National pour qui « Ariel Henry n’a pas pu apporter l’émergence de nouveaux dirigeants, tel qu’espéré par une grande partie de la population ».

Nouvelles arrestations dans l’enquête sur l’assassinat du président haïtien

Ce mardi 20 juillet, la police nationale haïtienne tenait une conférence de presse, l’occasion de faire le point sur l’enquête sur l’assassinat de Jovenel Moïse. Une enquête qui avance comme l’a expliqué le chef de la PNH Léon Charles. Ce mardi, trois autres suspects ont été arrêtés, trois ressortissants haïtiens, mais Léon Charles n'a pas précisé le rôle spécifique qu'ils auraient joué dans le complot, détaille le New York Times.

Au total, deux douzaines de personnes ont été appréhendées depuis le début de l’enquête, ce qui a conduit à 45 interrogatoires et 13 perquisitions au cours desquelles les autorités ont découvert une soixantaine d'armes à feu, dont certaines appartenaient à la police haïtienne. De nombreuses zones d’ombres persistent. Les enquêteurs cherchent encore à savoir si les forces de l’ordre haïtiennes avaient été infiltrées et se pose toujours la question de savoir comment le commando qui a tué Jovenel Moïse a pu si facilement accéder à la résidence du président.

Reprise des manifestations en Colombie

Des rassemblements étaient prévus ce mardi 20 juillet pour protester contre le gouvernement du président Ivan Duque et réclamer des mesures pour plus de justice sociale et contre la répression policière, trois mois après un mouvement sans précédent. Des manifestations qui se tenaient le jour de l’ouverture de la nouvelle session parlementaire. Si les autorités craignaient des débordements et des violences, finalement la journée a été plus calme qu’annoncée précise El Espectador, sauf dans certaines localités du pays et dans certains quartiers de Bogota.

La maire de la capitale a d’ailleurs tenu à remercier les organisateurs pour leurs efforts afin d’éviter toute confrontation avec les forces de l’ordre. Des manifestations pour la plupart pacifiques et qui, selon le quotidien, préfigurent d’un changement pour la suite du mouvement qui devrait prendre une dynamique politico électorale, détaille El Espectador. Au total hier, 195 manifestations ont été répertoriées dans 95 localités détaille le site d’information Infoabe. Le bilan des autorités fait état de vingt-deux arrestations. Vingt-et-un membres des forces de l’ordre ont été blessés.

Ce mardi 20 juillet, c’était l’ouverture de la nouvelle session parlementaire en Colombie, mais aussi le jour de la fête de l’Indépendance. Et à cette occasion le discours du président Ivan Duque était très attendu. Un discours qui se voulait optimiste selon le quotidien de Carthagène El Universal. Ivan Duque, conscient que la Colombie a connu des jours meilleurs a appelé ses compatriotes à dépasser la polarisation et les invitent à respecter les symboles de la nation, ainsi que son Histoire.

S’il n’a pas hésité à aborder les réussites de son gouvernement, notamment la campagne de vaccination, qui selon lui va plus vite que les prévisions, il n’a pas hésité à aborder les thèmes qui mobilisent les Colombiens : l’éducation, la justice sociale, les violences policières notamment. L’éditorialiste d’El Tiempo, proche du gouvernement, salue un discours inclusif, même si, comme le détaille El Universal Ivan Duque n’a pris aucun engagement.

Le nouveau président péruvien lance un appel pour composer son gouvernement

Au lendemain de l’annonce de la victoire du candidat de gauche, Pedro Castillo, et une semaine avant qu’il ne prenne ses fonctions, les Péruviens attendent de connaître qui prendra part à la nouvelle équipe dirigeante. Pedro Castillo a lancé justement ce mardi un appel « à tous les spécialistes, les personnes les plus qualifiées et les plus engagées pour le pays » afin qu’elles prennent part à son futur gouvernement. Selon le nouveau président, de nombreuses personnes souhaitent le suivre, parmi lesquelles des politiciens d’autres formations que la sienne, détaille Peru21.

Mais les craintes quant à sa gestion des affaires sont bien réelles, comme en témoigne l’éditorialiste d’El Comercio, pour qui le socialisme que fait miroiter Pedro Castillo à ses compatriotes n’est qu’une recette qui mène à l’échec. Il cite en exemple Cuba. Un éditorialiste qui exprime également ses craintes quant aux dérives de ce type de régime, il parle notamment de l’autoritarisme et du peu de respect pour les institutions.

L’entourage du président mexicain était espionné

Le scandale Pegasus, du nom de ce logiciel israélien utilisé pour espionner des dirigeants, des politiciens, des journalistes et des militants des droits de l’Homme, continue de faire couler beaucoup d’encre au Mexique puisque ce pays est celui qui a le plus utilisé ce logiciel, selon l’enquête internationale menée par une quinzaine de médias dans le monde. L’entourage du président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador a été particulièrement visé, selon Aristegui Noticias, site d’information mexicain.

Cinquante proches du président auraient ainsi été espionnés. « Une honte, une preuve irréfutable que la présidence précédente était autoritaire », selon Andres Manuel Lopez Obrador. Si le président mexicain explique ne pas souhaiter porter plainte, car selon lui il a toujours été espionné, il compte découvrir d’où provenait l’argent utilisé pour acheter ce logiciel. Andres Manuel Lopez Obrador s’est également engagé à ce que son gouvernement ne fasse pas appel à ce type de technologie.

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