Revue de presse des Amériques

À la Une: des fumées de la côte ouest à la côte est des États-Unis

Des arbres brûlés dans la section Bravo Bravo du Bootleg Fire le 21 juillet 2021 dans la Fremont National Forest de l'Oregon.
Des arbres brûlés dans la section Bravo Bravo du Bootleg Fire le 21 juillet 2021 dans la Fremont National Forest de l'Oregon. Getty Images via AFP - MATHIEU LEWIS-ROLLAND

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Près de 80 immenses incendies ravagent en ce moment des centaines de milliers d'hectares dans plusieurs États de l'ouest des États-Unis. Le plus gros, le Bootleg Fire, se situe dans l'Oregon. En deux semaines, écrit The Oregonian, cet incendie a brûlé 162 000 hectares. Cependant, ces dernières heures, « les températures plus fraîches, le taux d'humidité plus élevée et les vents plus calmes ont permis aux pompiers » de progresser dans la lutte contre ces feux.

Plusieurs ordres d'évacuation ont aussi été lancés en Californie où le Dixie Fire a « pris un virage vers la destruction », écrit le Los Angeles Times, qui évoque l'état d'épuisement des pompiers confrontés à plusieurs fronts. Deux bâtiments ont été détruits en Californie et 800 autres sont menacés, selon les pompiers. « Les panaches de fumée (...) ont pris une telle ampleur qu'ils ont créé une brume jusqu'à la côte est », ajoute le quotidien. Une statue de la Liberté noyée dans ce smog s'affiche en Une du site Axios. Le média américain explique que cette fumée « visible depuis l'espace » entraîne une pollution atmosphérique nocive et des alertes à la qualité de l'air dans le haut du Midwest et dans plusieurs villes de la côte est, notamment New York, Philadelphie et Washington.

Pacific Gas and Electric promet d’enfouir ses lignes électriques

Selon un rapport préliminaire, le Dixie Fire pourrait avoir été provoqué par la chute d'un arbre sur les lignes électriques d'un fournisseur d'électricité, explique le Los Angeles Times. Le quotidien rappelle que Pacific Gas and Electric avait déjà été mis en cause dans l'incendie de Paradise, le plus meurtrier de l'histoire récente de la Californie. Mercredi, la société a annoncé qu'elle « prévoyait d'enfouir 10 000 miles [16 000 km] de lignes électriques », soit environ « 10% de ces lignes actuellement en surface », rapporte le New York Times. Un projet qui « pourrait coûter des dizaines de milliards de dollars ». « L'annonce a suscité des questions de la part des détracteurs de longue date de la compagnie d'électricité sur la part de cette enveloppe qui serait supportée par les contribuables plutôt que par les actionnaires », précise le journal.

Une bataille de lobbyistes à Washington dans la crise haïtienne

Enfin, le New York Times soutient aussi ce jeudi que la lutte pour le pouvoir à Port-au-Prince s'étend jusqu'à Washington. Le journal raconte que « des hommes politiques, des chefs d'entreprise et des groupes d'intérêt haïtiens rivaux se tournent vers des lobbyistes [à Washington] pour mener une bataille par procuration coûteuse et de plus en plus intense, pour gagner en influence aux États-Unis ». Le New York Times dit avoir eu accès à des textes, des SMS, qui démontrent comment la société Mercury Public Affairs a travaillé à « positionner des successeurs » potentiels à Jovenel Moïse et a été approchée pour accuser leurs rivaux d'être liés à l'assassinat du président.

Toujours selon le New York Times, le gouvernement haïtien a versé au moins 285 000 dollars à cette société au cours du second semestre de l'année dernière. « Outre Mercury, (...) le gouvernement haïtien verse un total de 67 000 dollars par mois à trois autres lobbyistes ou à leurs cabinets », ajoute le journal. Port-au-Prince aurait même augmenté ses dépenses dans les mois précédant l'assassinat. Pour le quotidien, c'est le « dernier exemple en date de l'ampleur et de la portée de l'industrie de l'influence à Washington et de son poids dans la politique étrangère américaine ».

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