Revue de presse des Amériques

À la Une: Des révélations de CNN sur l’enquête concernant la mort de Jovenel Moïse

Le président haïtien Jovenel Moïse a été tué le 7 juillet 2021 par un commando armé dans sa résidence privée.
Le président haïtien Jovenel Moïse a été tué le 7 juillet 2021 par un commando armé dans sa résidence privée. ALEX WONG GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/File

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La chaîne américaine CNN revient sur les nombreuses entraves auxquelles doivent faire face les officiers de justice chargés d’enquêter sur l’assassinat du président Jovenel Moise, le 7 juillet dernier dans un sujet diffusé ce mardi. CNN dit avoir obtenu en exclusivité des documents qui ont été versés au dossier sur l’enquête sur la mort de Jovenel Moïse. Des documents démontrent à quel point cette enquête s’annonce compliquée.

De nombreuses menaces de mort ont par exemple été proférées, notamment par SMS à l’encontre de greffier, mais aussi à l’encontre de Carl Henry Destin, le juge de paix chargé de l’enquête, qui confie à CNN être, depuis, obligé de se cacher. Des barrages routiers empêchant d’accéder aux scènes de crime ont été aussi érigés. Les documents récupérés par CNN démontrent également des lacunes évidentes de la part de la police haïtienne et des problèmes entre policiers et officiers de justice.

Des témoins essentiels ont, par exemple, tout simplement disparu. Une enquête obscure qui pourrait être une conséquence de la désorganisation d’un système judiciaire sous-financé en Haïti, selon CNN, même si la chaîne pointe aussi l'incertitude autour d’une enquête qui alimente les craintes de forces obscures et mystérieuses

Aux USA : début des travaux de la commission sur le 6 janvier

C’est ce mardi que débutent les travaux de la commission chargée d'enquêter sur les évènements du 6 janvier à Washington. Une commission qui fait polémique et que l’ancien président Donald Trump n’a pas hésité à juger comme « hautement impartiale » ce lundi 26 juillet dans un communiqué.

Ce mardi cette commission va auditionner plusieurs policiers qui ont assisté à ces évènements. Un travail qui s’annonce très long, comme l’explique un des membres de cette commission dans une tribune publiée dans le Washington Post. Selon Bennie Thompson, représentant démocrate du Mississippi, soixante-douze pour cent des Américains veulent savoir ce qu’il s’est vraiment passé ce jour-là. Il s’engage donc à faire toute la lumière sur « les faits, les circonstances et les causes de cette attaque contre la démocratie américaine », « l'un des jours les plus sombres de notre histoire », comme il le rappelle. Mais Bennie Thompson regrette que le camp républicain n’ait pas permis de mettre en place une commission d’experts sur la sécurité nationale comme c’était le cas pour les attentats du 11 septembre 2001. Il dénonce l’obstruction systématique de Mitch McConnell, le chef de la minorité conservatrice au Sénat, même si deux membres du parti républicain participeront tout de même aux travaux.

Il s’agit de Liz Cheney, représentante du Wyoming à la Chambre des représentants et d’Adam Kinzinger, qui représente l’Illinois. La nomination de ces deux élus républicains a déclenché une tempête au sein du parti conservateur, et à l'approche des audiences de ce mardi, c’est une bagarre à mains nues à laquelle on assiste, estime le quotidien The Hill. Ce lundi, le chef de la minorité républicaine à la Chambre des représentants Kevin McCarthy a qualifié les deux transfuges de « Républicains de Pelosi », une insulte suprême aux yeux des conservateurs. Adam Kinzinger n’a pas tardé à lui répondre en qualifiant ses propos de « puérils ». Des échanges qui en disent long sur l’ambiance qui règne au sein du parti conservateur.

Une ambiance qui risque de se tendre encore plus puisque Adam Kinzinger a prévenu qu’il n’hésiterait pas à appeler ses collègues républicains à témoigner devant cette commission d’enquête, détaille ce mardi USA Today.

Les États-Unis félicitent le nouveau président péruvien !

Deux jours avant son investiture, le nouveau président péruvien Pedro Castillo a enfin reçu les félicitations des États-Unis pour sa victoire. C’est le secrétaire d’État américain qui a finalement félicité Pedro Castillo, révèle La Republica.

Lors d’un appel téléphonique, Antony Blinken a salué « le peuple péruvien pour son processus électoral, preuve d’une démocratie forte et vivante ». Il a également remercié le Pérou dans sa gestion de la crise vénézuélienne et appelé le pays à continuer à jouer un rôle constructif pour faire face à la dégradation de la situation au Venezuela et à Cuba. Deux pays dont les dirigeants ont tenus à saluer la victoire de Pedro Castillo, rappelle La Republica, et qui attendent au contraire un changement d’orientation politique à leur égard de la part du nouveau président péruvien.

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