Chine: Qin Gang nouvel ambassadeur à Washington en mission de réconciliation sans trop de concessions

Cette photo prise le 25 décembre 2013 montre Qin Gang, alors directeur du Département de l'information du ministère chinois des Affaires étrangères, s'exprimant lors d'un événement à Pékin. Qin Gang a été annoncé le 28 juillet 2021 comme nouvel ambassadeur de son pays aux États-Unis.
Cette photo prise le 25 décembre 2013 montre Qin Gang, alors directeur du Département de l'information du ministère chinois des Affaires étrangères, s'exprimant lors d'un événement à Pékin. Qin Gang a été annoncé le 28 juillet 2021 comme nouvel ambassadeur de son pays aux États-Unis. © AFP

Le nouvel ambassadeur de Chine auprès de la Maison Blanche est arrivé aux États-Unis. Ancien vice-ministre des Affaires étrangères réputé pour son intransigeance, Qin Gang a pour mission de remettre sur les rails les relations « dans l’impasse » – de l’aveu même des Chinois – entre les deux premières puissances mondiales.

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Avec notre correspondant à Pékin, Stéphane Lagarde 

C’est en habitué des micros, alors que sa nomination n’était pas encore confirmée officiellement, que Qin Gang s’est présenté à la presse américaine. En mandarin, puis en anglais, celui qui a été le plus jeune vice-ministre des Affaires étrangères de Chine commence par rappeler la venue secrète d’Henri Kissinger à Pékin, il y a 50 ans. Les débuts de la normalisation, mais aujourd’hui les temps ont changé.

Les relations n’ont jamais été aussi tendues entre Pékin et Washington. « Les relations entre la Chine et les États-Unis sont arrivées à un nouveau tournant décisif. Elles sont confrontées a de nombreuses difficultés et de nombreux défis, mais aussi à de grandes opportunités et à un grand potentiel », a déclaré Qin Gang.

Réconcilier, mais sans concessions

Réputé pour son sens acéré de la répartie, lorsqu’il était porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Qin Gang est l’un des premiers à avoir pratiqué le ton agressif de ceux que l'on appelle désormais les « loups combattants » de la diplomatie chinoise.

Des mots qui frappent, enrobés d’une élégance toute londonienne, le nouvel ambassadeur devra surfer entre le nationalisme d’une Chine revendicatrice et intransigeante, et la volonté d’apaiser une Amérique qui considère Pékin comme une menace à l’ordre mondiale. Autrement dit, une mission de réconciliation, sans faire trop de concessions.

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