Revue de presse des Amériques

À la Une: Le nouveau gouvernement péruvien très critiqué

Un manifestante quema una pancarta con una imagen de la fiscal general de Guatemala, Consuelo Porras, durante una Un manifestant brûle une banderole avec une image de la procureure générale du Guatemala, Consuelo Porras, lors d'une manifestation exigeant la démission du président guatémaltèque Alejandro Giammattei et de Porras, le 29 juillet 2021 à Guatemala City.
Un manifestante quema una pancarta con una imagen de la fiscal general de Guatemala, Consuelo Porras, durante una Un manifestant brûle une banderole avec une image de la procureure générale du Guatemala, Consuelo Porras, lors d'une manifestation exigeant la démission du président guatémaltèque Alejandro Giammattei et de Porras, le 29 juillet 2021 à Guatemala City. Orlando ESTRADA AFP

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Ce jeudi 29 juillet, Pedro Castillo, le nouveau président péruvien, a annoncé la composition de son gouvernement. Et le choix de son Premier ministre. Pedro Castillo a choisi Guido Bellido, un ingénieur sans expérience politique pour le poste de Premier ministre. Un choix contesté, notamment par l’éditorialiste de La Republica qui juge ce choix comme un « coup bas » porté à tous ceux qui ont choisi de voter pour le candidat de la gauche radicale dans une logique anti-Fujimoriste, progressiste ou encore d’unité nationale. La Republica, explique l’éditorialiste, a toujours fait le choix de la démocratie, du respect des droits et des libertés pour tous, raison pour laquelle le quotidien dit « Non, monsieur le président » ce vendredi en Une de son édition.

Le choix de Guido Bellido laisse sceptique une bonne partie de la presse péruvienne. Peru21 rappelle qu’il fait l’objet actuellement d’une enquête préliminaire pour apologie du terrorisme suite à des déclarations sur une radio où il refusait de dire que le Sentier Lumineux était une organisation terroriste. Une enquête qui lui interdit de participer aux commissions sur la Défense et les renseignements. Un Premier ministre qui s’est engagé à mettre fin à la corruption, mais qui sur les réseaux sociaux n’hésite pas à faire l’apologie d’un certain Vladimir Cerron, pourtant condamné pour des faits de corruption selon El Comercio. Guido Bellido est aussi connu pour son langage pour le moins fleuri sur les réseaux sociaux ajoute le quotidien, lui qui n’hésite à publier des messages homophobes, misogynes et très radicaux. Guido Bellido va diriger une équipe de seize ministres qui ne compte que deux femmes. Un gouvernement qui n’a pour l’instant ni ministre de l’Économie, ni ministre de la Justice, s’alarme La Republica.

Martine Moïse se confie au New York Times

Martine Moise, la femme du président haïtien Jovenel Moïse, assassiné le 7 juillet dernier dans sa résidence privée, a donné sa première interview au New York Times depuis cette nuit tragique, elle qui a aussi été gravement blessée. La veuve du président haïtien revient pour la première fois sur cette nuit horrible et la douleur fulgurante de voir son mari, un homme avec qui elle avait partagé vingt-cinq ans, se faire tuer sous ses yeux. Martine Moïse profite de cette interview pour réclamer l’aide des États-Unis dans l’enquête sur l’assassinat du son mari. Comme de nombreux Haïtiens, elle se pose de nombreuses questions. Comment se fait-il qu’aucune des quarante à cinquante personnes chargées de la sécurité du président n’ait été blessée ou tuée ? Qui est le véritable commanditaire de cette opération menée par un commando ? Une opération qui a coûté de l’argent et qu’aucun des prévenus jusqu’ici mentionnés par la justice haïtienne n’a les moyens de financer. Elle rappelle que son mari « a tenu tête aux riches et aux puissants », laissant entendre qu’il faudrait chercher du côté des « des riches oligarques du pays ». Une longue interview au cours de laquelle l’ancienne première dame annonce qu'elle envisageait sérieusement de se présenter à la présidence.

Les arrestations se poursuivent au Nicaragua

Plus une semaine ne passe sans qu’un opposant ne soit arrêté au Nicaragua. Ce jeudi, un ancien ministre des Affaires étrangères et une avocate qui travaille pour la commission permanente des droits de l’Homme ont été placés en détention. Des arrestations qui se déroulent alors que depuis le 28 juillet et jusqu’au 2 août les personnes qui le souhaitent peuvent s’inscrire pour l’élection présidentielle prévue le 7 novembre prochain. Francisco Aguirre, ancien député, qui fut ministre des Affaires étrangères et également ambassadeur aux États-Unis, a été placé en détention pour quatre-vingt-dix jours, détaille La Prensa. Il aurait « prétendument commis des actes portant atteinte à l'indépendance, à la souveraineté et à l'autodétermination du Nicaragua », selon un communiqué du parquet. Une arrestation dénoncée sur les réseaux sociaux par le mouvement d'opposition Unidad Nacional Azul y Blanco qui n’hésite pas à parler de « séquestration ». Et puis l’avocate Maria Oviedo a également été placée en détention ce jeudi 29 juillet, annonce Confidencial, ce qui porte à trente-et-un le nombre d’opposants arrêtés ces dernières semaines.

Les Guatémaltèques réclament la démission du président

Des milliers de personnes sont descendues ce jeudi dans les rues du pays pour réclamer la démission du président et celle de Maria Porras qui n’est autre que la procureure générale du pays. Il s’agît d’un mouvement de contestation qui fait suite au limogeage le week-end dernier de Juan Francisco Sandoval qui était le chef du bureau du procureur spécial contre l'impunité et qui était très soutenu par les États-Unis. Jeudi, ils étaient des milliers dans les rues du pays à réclamer le départ du président Alejandro Giammattei et de Maria Porras. Des dizaines de barrages routiers avaient été mis en place pour bloquer le pays, détaille El Periodico. Mais cela ne semble pas pour autant inquiéter le président qui met tout de même un bémol : perdre le soutien des États-Unis le préoccupe, explique-t-il, dans les pages de Prensa Libre. Alejandro Giammattei dit chercher désormais le soutien d’autres pays pour l’aider à financer entre autres la lutte contre la corruption. Mais les manifestants attendent sa démission, selon La Hora, et qu’il se plie aux demandes de la justice qui enquêterait sur des faits de corruption le concernant.

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