Revue de presse des Amériques

À la Une: l’Argentine manque de doses du vaccin russe pour la seconde injection

Un personnel de santé argentin fait l'inventaire de doses de vaccins AstraZeneca, le 4 juin 2021 à Buenos Aires.
Un personnel de santé argentin fait l'inventaire de doses de vaccins AstraZeneca, le 4 juin 2021 à Buenos Aires. REUTERS - MATIAS BAGLIETTO

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L’Argentine a été le premier pays d'Amérique latine à administrer dès décembre 2020 le vaccin Spoutnik V. Mais comme d’autres pays de la région, la population attend désespéramment la seconde injection. C’est à la Une du journal Clarin. Faute de doses de Spoutnik V disponibles, le gouvernement a décidé de se tourner vers d’autres vaccins pour administrer la seconde injection, à savoir AstraZeneca et Moderna. Ce dernier est d’ailleurs rapidement disponible et serait aussi plus efficace que le médicament britannique, selon Clarin, citant des études scientifiques. Les immunologistes interrogés par le journal recommandent aux Argentins ne pas attendre l’arrivée du vaccin russe et d’opter plutôt pour un « cocktail mixte », comme l’écrit Pagina 12.

Au Nicaragua, une autre voix de l’opposition réduite en silence

Il s’agit de Bérénice Quezada, ancienne Miss Nicaragua et candidate à la vice-présidence du pays pour le parti d'opposition l'Alliance des citoyens pour la liberté. Elle a été assignée à résidence chez elle mardi dernier. La veille, elle avait demandé que les « prisonniers politiques » soient libérés. Un groupe de sympathisants du président Daniel Ortega l’a alors accusée d'avoir lancé un « appel implicite à la violence, à la haine ». Et la voilà transformée en prisonnière politique, écrit le journal La Prensa, qualifiant l’ex-reine de beauté de « héroïne ».

Le quotidien souligne que la candidate à la vice-présidence a eu la bonne réponse à la question de savoir comment on peut participer au scrutin présidentiel sous de telles conditions. Elle a déclaré qu’il fallait voter comme on l’avait fait dans les rues, en 2018 et en avril dernier en manifestant. « Considérer de tels propos comme un délit, cela ne peut arriver que dans les systèmes totalitaires comme la Russie, la Chine, la Corée du Nord… ou alors le Nicaragua qui depuis 2007 a cessé d’être une démocratie », conclut la Prensa.

Nouvelle enquête contre Jair Bolsonaro

Au Brésil, Jair Bolsonaro reste dans le viseur de la justice. Après le Tribunal Supérieur Électoral, c’est à la Cour suprême d’ouvrir une enquête contre le président d’extrême droite. Jair Bolsonaro est visée pour « diffusion de fausses informations, après ses attaques constantes et sans preuves contre le système électoral ». Selon le site d’information G1, les deux enquêtes pourraient, en cas de preuves suffisantes, conduire à un procès à la fin duquel le président pourrait perdre son éligibilité. Mais il n’est pas sûr que la procédure aboutisse avant l’élection présidentielle de 2022.

En attendant, des grandes entreprises et des intellectuels ont publié un manifeste pour soutenir le processus électoral et mettre en garde contre des « aventures autoritaires ». C’est en Une du journal conservateur O Estado qui suggère dans son éditorial que le pays « perd son temps avec les délires électoraux » de Jair Bolsonaro. Folha de São Paulo rapporte que le président, de son côté, a rejeté l’enquête en la qualifiant « d’illégale » et qu’il a menacé d’utiliser « des armes en dehors de la Constitution ».

Aux États-Unis, un nouveau casse-tête pour le parti républicain : que faire avec ses candidats aux élections de mi-mandat l’année prochaine qui ont soutenu l’assaut du Capitole le 6 janvier dernier.

Selon le site d’information Politico, ces candidats qui se qualifient eux même de « patriotes », deviennent encombrants pour le parti qui a, dans sa grande majorité, condamné l’attaque sur le Congrès. Selon Politico, il est impossible de savoir combien d’élus conservateurs ou de potentiels candidats ont participé directement à l’assaut. Certains d’entre eux ont pu être identifiés grâce aux photos qu’ils ont eux-mêmes publiées ce jour-là sur les réseaux sociaux. En tout cas, d’après Politico, les Démocrates n’hésiteront pas à exploiter la proximité de ces conservateurs avec les manifestants violents pour la campagne de 2022.

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