Revue de presse des Amériques

À la Une: premiers accords entre l’opposition vénézuélienne et le gouvernement de Nicolas Maduro

Le président du Congrès vénézuélien et chef de l'équipe de négociation du président Nicolas Maduro, Jorge Rodriguez donne une conférence de presse à Mexico, le 7 septembre 2021.
Le président du Congrès vénézuélien et chef de l'équipe de négociation du président Nicolas Maduro, Jorge Rodriguez donne une conférence de presse à Mexico, le 7 septembre 2021. © REUTERS - EDGARD GARRIDO
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La presse vénézuélienne revient sur les deux accords conclus ce lundi. Si celui concernant la souveraineté du Venezuela sur la Guyane Esequiba a été simple à conclure, le second n’était pas aussi évident détaille El Universal dans une de ses tribunes d’opinion. Pour ce journal, il s’agît d’un « accord pour la vie », un accord indispensable pour envisager un meilleur quotidien des Vénézuéliens. El Universal appelle désormais les États-Unis à participer activement à ce dialogue car, selon cette tribune d’opinion, le blocus financier et les sanctions imposées au Venezuela sont les principales raisons qui expliquent une telle détérioration de la situation sur le plan sanitaire, alimentaire et social, sans parler de l’économie. El Universal se joint donc à l’appel lancé par le président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador pour qu’évolue la relation entre ces deux pays. Une condition sine qua non pour que ces discussions entre autorités et opposition vénézuélienne permettent un retour à la démocratie et à la tenue d’élections libres et transparentes.

Ce dialogue va continuer avant la tenue des élections municipales et régionales qui se tiendront le 21 novembre prochain. Rendez-vous est pris pour le 24 septembre prochain pour un nouveau round de négociations de quatre jours toujours prévu à Mexico annonce La Jornada. Des discussions toujours sous l’égide de la Norvège, des Pays-Bas et de la Russie qui, selon le représentant du gouvernement de Nicolas Maduro, mettent tout en œuvre pour que ce dialogue avance. Il sera notamment question des élections, un sujet qui risque de tendre un peu les rapports.

Une fête de l’Indépendance qui risque d’être mouvementée au Brésil

Journée sous haute tension ce mardi au Brésil où de nombreux rassemblements sont prévus à l’occasion de la fête l’Indépendance. Des rassemblements convoqués par le président Jair Bolsonaro qui a appelé « des foules gigantesques » à descendre dans les rues pour le soutenir, alors que ces opposants comptent également se réunir pour dénoncer une dérive qu’ils qualifient d’autocratique. Pour certains les institutions sont en danger comme l’explique le politologue américain Steven Levitsky, co-auteur de l’ouvrage How Democracy Dies, « Comment les démocraties meurent », dans les pages du quotidien O Estado de Sao Paulo. « Les attaques contre le pouvoir judiciaire sont la première étape des autocrates pour tenter de rester au pouvoir », affirme-t-il. Le politologue compare les attaques de Jair Boslonaro aux tactiques employées par Hugo Chavez, l’ancien dirigeant vénézuélien ou encore à celles du président turc Recep Erdogan. Les autorités disent craindre des violences détaille O Dia. Du coup, les juges du Tribunal fédéral suprême, au cœur d’un bras de fer avec le président et sa famille, vont faire l’objet de mesures de sécurité draconiennes. La sécurité du bâtiment qui abrite la plus haute cour de justice brésilienne sera également renforcée, tout comme de nombreuses institutions.

Les partisans de Jair Boslonaro n’ont pas attendu cette fête de l’Indépendance pour commencer à manifester comme le détaille la Folha de Sao Paulo dans son édition du jour. Ces partisans ont même bravé le blocus imposé par la police militaire dans le District fédéral de Brasilia et ont envahi l’esplanade des ministères, ce lundi. Des moments de tensions durant lesquels un petit nombre de policiers tentaient de raisonner les manifestants qui voulaient se rendre devant le Tribunal fédéral suprême. De très nombreux véhicules, mais aussi des piétons étaient présents. Une situation qui s’est calmée vers minuit explique le quotidien qui dit s’attendre à des débordements même si les manifestants pro-Bolsonaro ne seront pas dans la même zone que ceux qui souhaitent dénoncer une dérive autocratique.

Le Bitcoin monnaie légale au Salvador

Le Salvador va devenir ce mardi le premier pays au monde à autoriser le bitcoin comme monnaie légale, à côté du dollar américain et ce malgré les peurs et le rejet de cette mesure au sein de la population, détaille El Diario de Hoy. Plus de 70% de la population n’en veut pas, selon ce quotidien. Un changement qui intervient dans un pays dont l’économie peine à se récupérer de la pandémie et qui va coûter plus de deux cents millions de dollars à l’État. Les commerces seront obligés de recourir à cette monnaie très volatile comme l’explique le quotidien. Ce dernier s’interroge sur les contrôles que souhaitent mettre en place les autorités sur une monnaie virtuelle, décentralisée, mais qui devra être régulée par les banques salvadoriennes et qui sera soumise au même contrôle concernant le blanchiment d’argent. Les autorités ont quant à elles déjà prévenu. Ceux qui n’accepteront pas les Bitcoins seront sanctionnés avance ce mardi La Prensa Grafica.

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