Revue de presse des Amériques

À la Une: en Argentine, la défaite du gouvernement d’Alberto Fernández

Le gouvernement d'Alberto Fernandez pourrait alors perdre sa majorité au Sénat et être encore plus minoritaire à la Chambre des députés.
Le gouvernement d'Alberto Fernandez pourrait alors perdre sa majorité au Sénat et être encore plus minoritaire à la Chambre des députés. © AP/Marco Ugarte

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Le réveil risque d’être difficile ce lundi pour le gouvernement d’Alberto Fernandez qui a enregistrée une défaite inattendue ce dimanche aux élections primaires. Les péronistes perdent sur l’ensemble du pays et sont battus dans des provinces qui leur étaient traditionnellement fidèles, dont celle de Buenos Aires. Une défaite de très mauvais augure avant les élections prévues le 14 novembre prochain.

« Une énorme défaite qui change tout », titre même La Nación ce lundi. Ce que beaucoup redoutaient est arrivé, même si personne n’osait le dire, explique le quotidien. Une défaite de 9 points au niveau national qui devrait se répercuter lors des prochaines élections législatives partielles et les sénatoriales partielles de novembre prochain. Le gouvernement pourrait alors perdre sa majorité au Sénat et être encore plus minoritaire à la Chambre des députés. La suite du mandat d’Alberto Fernandez risque donc d’être compliquée, annonce le quotidien.

Un constat également partagé par Clarín. Le quotidien parle même de véritable « coup de massue » pour les kichnéristes, pour qui il semble désormais impossible d’inverser le scénario avant les prochaines élections. Il faut dire que lorsqu’on regarde la carte publiée en Une du site de Pagina 12, on ne voit pas comment ces derniers pourraient renverser la tendance. La couleur orange de la coalition conservatrice Juntos por el cambio (Ensemble pour le changement), est répartie sur l’ensemble du territoire, mis à part dans le nord du pays. Página 12 parle d’un coup de semonce au gouvernement dans un pays en pleine pandémie. Le président argentin en a pris acte, détaille le quotidien. Alberto Fernández a expliqué qu’il allait écouter les demandes de ses concitoyens et que le gouvernement allait répondre à leurs exigences avant les prochains scrutins.

Dernière semaine de campagne avant les élections législatives au Canada

Les Canadiens votent dimanche prochain pour des élections fédérales qui doivent permettre d’élire les 338 députés de la Chambre des communes, deux ans avant la date prévue. Le Premier ministre Justin Trudeau, à la tête d’un gouvernement minoritaire depuis les élections de 2019, pensait pouvoir profiter d’un contexte favorable en convoquant ces élections. Mais depuis, la situation s’est un peu compliquée. Quelque peu sur la défensive ces dernières semaines, Justin Trudeau semble avoir retrouvé toute son énergie à une semaine d’un scrutin primordial pour son parti et pour lui.

Ce dimanche, comme le détaille Le Devoir, le chef libéral a aiguisé ses attaques et a fait miroiter des jours meilleurs à ses partisans, lors d’un rassemblement en banlieue de Toronto. Un discours très centré sur la pandémie. Le Premier ministre s’est ainsi félicité de la politique adoptée pour faire face au Covid, tout en appelant à poursuivre l’effort. Un thème qui lui a permis de s’en prendre au chef des conservateurs, Erin O’Toole, qui, selon Justin Trudeau, « ne comprend tout simplement pas » comment sortir de la pandémie. Un politicien mou à l’égard d’une frange de son parti qui refuse de se faire vacciner selon le Premier ministre.

La campagne électorale se poursuit toute cette semaine, même si le vote par anticipation a déjà débuté. Et les électeurs sont au rendez-vous, selon le quotidien La Presse, qui a pu constater à Montréal une forte mobilisation pour le vote par anticipation. Un engouement visible dans tout le pays. Plus de 1,3 million de Canadiens ont par exemple voté en personne vendredi dernier, soit un niveau supérieur au premier jour du vote par anticipation lors des élections fédérales de 2019, détaille le quotidien. Du fait des mesures sanitaires mises en place dans un contexte de pandémie, les électeurs ont dû s’armer de patience, explique La Presse, qui rappelle que ceux qui souhaitent voter par anticipation ont jusqu’à ce lundi pour glisser leurs bulletins dans les urnes.

Au Pérou, les autorités font face à un dilemme

Deux jours après la mort du fondateur du Sentier lumineux, Abimael Guzmán, la question de sa dépouille fait polémique au Pérou. L'homme est décédé samedi dernier à l’âge de 86 ans des suites d’une pneumonie, rappelle ce lundi Perú 21. Il était incarcéré depuis 1992 suite à deux condamnations à la prison à perpétuité prononcées en 2006 et en 2018. Les autorités péruviennes, qui ne souhaitent pas que sa sépulture se transforme en lieu de pèlerinage, font face à un véritable dilemme.

Son épouse, Elena Iparraguirre, qui purge également une peine de prison, souhaitait, par le biais d’une tierce personne, récupérer son corps pour procéder à son inhumation, mais les autorités lui refusent ce droit, explique La República. La justice péruvienne devait à nouveau se prononcer ce lundi, mais tout porte à croire qu’elle fera tout pour éviter que le lieu choisi pour enterrer la dépouille de celui que l’on surnommait « le Pol Pot des Andes » ne devienne un lieu de pèlerinage. Des autorités qui préféreraient une crémation à une inhumation, selon La República.

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