Contacts avec la Chine: Joe Biden réaffirme son soutien à son chef d'état-major

 Le général Mark Milley est accusé d'avoir outrepassé ses fonctions en téléphonant à son homologue chinois fin 2020 en raison de ses inquiétudes sur la santé mentale de Donald Trump.
Le général Mark Milley est accusé d'avoir outrepassé ses fonctions en téléphonant à son homologue chinois fin 2020 en raison de ses inquiétudes sur la santé mentale de Donald Trump. © Pool via CNP/Newscom/SIPA

Le livre des journalistes du « Washington Post », Bob Woodward et Robert Costa n’en finit pas de faire des vagues aux États-Unis. Il révèle que le chef d’état-major interarmées américain Mark Milley a appelé par deux fois son homologue chinois à la fin de la présidence Trump. Les républicains réclament son départ voire son jugement, mais Mark Milley bénéficie de soutiens de poids. 

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Avec notre correspondant à Washington, Guillaume Naudin

« J’ai une grande confiance en Mark Milley ». La petite phrase, claire nette et précise, est signée du président Joe Biden mercredi 15 septembre. Elle pèse de tout son poids alors que le général le plus haut placé dans la hiérarchie militaire américaine fait l’objet de critiques depuis les révélations du livre intitulé Péril à paraître dans quelques jours.

Selon les auteurs, inquiet de la santé mentale de Donald Trump, Mark Milley a appelé deux fois son homologue chinois pour le rassurer sur les intentions militaires de son pays, allant même jusqu’à lui dire qu’il le préviendrait à l’avance en cas d’attaque.

Démenti

Dans une lettre au président Biden, le sénateur républicain de Floride Marco Rubio réclame sa démission pour avoir sapé l’autorité de son ancien commandant en chef. Celui-ci, Donald Trump, explique qu’il n’a jamais eu l’intention d’attaquer a Chine et accuse le chef militaire de trahison.

Au contraire, le général Milley fait savoir via son porte-parole qu’en appelant son homologue chinois comme il le fait régulièrement avec d’autres hauts gradés de pays tiers, et en s’assurant que les procédures de déclenchement de frappes soient respectées et passent par lui, il a agi conformément à la Constitution et il n’a pas court-circuité les dirigeants civils. 

« Ses appels aux Chinois et à d'autres en octobre et en janvier étaient conformes à (ses) devoirs et responsabilités consistant à transmettre des assurances pour maintenir la stabilité stratégique », a également indiqué le porte-parole de l'état-major, le colonel Dave Butler, dans un communiqué.

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