Reportage

À Washington, une foule pacifique devant le Capitole en soutien des pro-Trump

Une participante au rassemblement de soutien aux accusés poursuivis lors de l'attaque du 6 janvier contre le Capitole, à Washington, le 18 septembre 2021.
Une participante au rassemblement de soutien aux accusés poursuivis lors de l'attaque du 6 janvier contre le Capitole, à Washington, le 18 septembre 2021. REUTERS - JIM BOURG

C’était attendu avec une certaine appréhension dans la capitale américaine. Une manifestation en soutien aux personnes poursuivies après leur participation aux événements du 6 janvier était organisée devant le Capitole sur les lieux même de l’émeute. Cette fois-ci, cela a été beaucoup plus calme. 

Publicité

Avec notre correspondant à Washington, Guillaume Naudin

Washington s’était préparée à l’impact en dressant des clôtures et en mobilisant de très nombreux policiers. Le souvenir de la mort de l’un d’entre-eux et de quatre manifestants le 6 janvier reste présent.

L’organisateur, un ancien de la campagne Trump de 2016 le sait très bien. « Nous condamnons toute violence, toute violence politique et je vous demande de traiter avec respect les officiers de police aujourd’hui, lance Matt Braynard. En fait, on va commencer par là. Est-ce qu’on peut applaudir les policiers qui sont là aujourd’hui, s’il vous plait ? Nous vous respectons, nous savons que vous avez un travail difficile. Nous ne sommes pas vos ennemis. »

Parmi les manifestants, pacifiques donc, une dame âgée, tout de rose vêtue. Lyndee Barrera vient de New York et n’oublie pas le message principal du jour en faveur des accusés du 6-Janvier. « Ils ne sont pas bien traités, assure-t-elle. En Amérique, on dit que vous êtes innocent tant qu’on n’a pas prouvé que vous êtes coupable. Quoi qu’ils aient fait le 6 janvier, ils sont restés assez longtemps en prison. Ils méritent de sortir maintenant. »

Toujours parmi les personnes présentes, tout le monde n’est pas d’accord et certains sont venus débattre, comme George Ripley. « Cela me donne l’occasion de venir, de traverser les divisions politiques et de parler à ceux qui croient qu’ils avaient le droit d’envahir ce bâtiment. Ils n’avaient pas le droit d’envahir ce bâtiment, mais en fait, j’ai surtout parlé à des médias. »

Et c’est vrai que dans cette manifestation qui faisait peur, il y avait presque plus de journalistes que de manifestants. 

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Suivez toute l'actualité internationale en téléchargeant l'application RFI