Assemblée générale de l'ONU: Joe Biden «travaille» pour le retour de l'Iran dans l'accord nucléaire

Le président américain Joe Biden à la tribune des Nations unies. Le 21 septembre 2021.
Le président américain Joe Biden à la tribune des Nations unies. Le 21 septembre 2021. Getty Images via AFP - POOL

Le débat général de la 76e session de l'Assemblée générale de l'ONU a débuté ce mardi 21 septembre. Le président américain Joe Biden a « tendu » la main à l'Iran et promis des efforts financiers pour lutter contre la pandémie et contre le changement climatique. De son côté, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a incité les États-Unis et la Chine au « dialogue » et à la « compréhension ».

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Une centaine de chefs d'État et de gouvernement sont présents à New York malgré la pandémie de Covid-19, ainsi que des dizaines de ministres. Parmi eux, bien sûr, le président américain Joe Biden, qui s'exprimait pour la première fois devant l'Assemblée générale de l'ONU, en pleine crise des sous-marins. « Nous ne cherchons pas une nouvelle guerre froide ou un monde divisé en blocs », mais les États-Unis défendront leur place dans le monde « vigoureusement », a-t-il dit.

Les États-Unis reviendront pleinement dans l'accord sur le nucléaire iranien si l'Iran en « fait de même », a poursuivi le président américain, promettant d'empêcher Téhéran de se doter de la bombe atomique. « Les États-Unis restent déterminés, prêts à empêcher les armes nucléaires iraniennes », a-t-il ajouté. « Nous travaillons » avec les membres permanents du Conseil de sécurité (France, Royaume-Uni, Russie et Chine) ainsi qu'avec l'Allemagne « pour obtenir diplomatiquement et en toute sécurité le retour de l'Iran dans l'accord nucléaire » appelé JCPOA, a-t-il précisé.

Pour sa part, le nouveau président iranien Ebrahim Raïssi s'est dit mardi favorable à des négociations pour sauver l'accord sur le nucléaire iranien, interrompues depuis son élection en juin, si « l'objectif final est la levée de toutes les sanctions oppressives ».  « Nous ne faisons pas confiance aux promesses du gouvernement américain », qui s'est retiré de cet accord sous la présidence de Donald Trump mais qui veut maintenant y revenir sous la houlette de Joe Biden, a-t-il ajouté dans son discours vidéo pré-enregistré diffusé à l'Assemblée générale de l'ONU.

Discours d'Ebrahim Raïssi, président d'Iran, diffusé devant l'Assemblée générale de l'ONU à New York, le 21 septembre 2021.
Discours d'Ebrahim Raïssi, président d'Iran, diffusé devant l'Assemblée générale de l'ONU à New York, le 21 septembre 2021. Getty Images via AFP - POOL

Les négociations visent à définir quelles sanctions Washington doit lever, et comment l'Iran peut stopper ses avancées nucléaires. Mais elles sont suspendues depuis l'élection du nouveau président ultraconservateur iranien, dont tout le monde scrute les intentions.

À noter que le président américain a également promis, mardi à la tribune des Nations unies, d'augmenter les efforts internationaux des États-Unis pour lutter à la fois contre la pandémie et contre le changement climatique.

 

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