Assemblée générale de l'ONU: à la tribune, la France rappelle certains fondamentaux de sa diplomatie

Jean-Yves Le Drian, le ministre français des Affaires étrangères, à New York, le 23 septembre 2021. (Image d'illustration)
Jean-Yves Le Drian, le ministre français des Affaires étrangères, à New York, le 23 septembre 2021. (Image d'illustration) AFP - JOHN MINCHILLO

Finalement, la France se sera exprimée à l’ONU le dernier jour de la semaine du coup d’envoi de l’Assemblée générale des Nations unies, ce grand rendez-vous annuel où les dirigeants du monde entier se rencontrent à New York.

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Avec notre correspondante à New York, Carrie Nooten

De façon un peu inhabituelle, ce n’est pas le président de la République qui a parlé, c’est le ministre des Affaires étrangères, via un message vidéo puisqu’il est rentré depuis deux jours à Paris. Et il en a profité pour donner sa conclusion à « l’affaire des sous-marins ».

Fondamentaux

Jean-Yves Le Drian est revenu aux fondamentaux à la tribune de l’ONU. La mission de l’organisation est bien de maintenir la paix et la sécurité dans le monde. Or, le chef de la diplomatie française l’a affirmé à demi-mot, l’affrontement entre la Chine et les États-Unis peut mettre cet équilibre en danger. Il a appelé à une réunion des cinq membres permanents du Conseil de sécurité – dont la France fait partie – et a proposé une troisième voie alternative à la stratégie américaine ou à celle de la Chine : « La France appelle de ses vœux la tenue d’un sommet du P5 pour établir un programme d’action commun afin de rendre au Conseil de sécurité la capacité d’exercer tout son mandat et afin d’engager le dialogue sur les sujets clés du contrôle des armements et notre sécurité collective. »

Agir en « faveur de la paix et de la stabilité »

« Et c’est pourquoi, poursuit M. Le Drian, nous agissons et continuerons d’agir en faveur de la paix et de la stabilité dans l’espace Indo-Pacifique avec nos partenaires de bonne volonté dans cette région, et avec les autres, les Européens à nos côtés. »

L’Europe a, elle, fait savoir qu’elle avait aussi établi une stratégie pour la zone Indo-Pacifique. Mais celle-ci est passée inaperçue, car dévoilée le jour où Joe Biden a annoncé l’alliance Aukus (Washington, Canberra, Londres) qui avait alors fait grand bruit.

À lire aussi : La stratégie indo-pacifique de l’Union européenne face au pacte trilatéral Aukus

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