Un pasteur évangélique proche de Bolsonaro à la Cour suprême brésilienne

André Mendonça, un nouveau juge à la Cour suprême brésilienne.
André Mendonça, un nouveau juge à la Cour suprême brésilienne. REUTERS - ADRIANO MACHADO

Au Brésil, le candidat du président Bolsonaro pour occuper un siège à la Cour suprême a été approuvé. Une décision très politique, et religieuse aussi. 

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Avec notre correspondant à Sao Paulo, Martin Bernard

Jair Bolsonaro avait promis de nommer un membre « terriblement évangélique » à la Cour suprême. Son choix s’est porté sur André Mendonça, un pasteur presbytérien qui fut son ministre de la Justice, puis le défenseur des intérêts de l’État au sein de son gouvernement.

Au Sénat, André Mendonça a été soumis à une sorte de grand oral, durant lequel il a tenu des propos modérés et défendu la laïcité.

Sa nomination a finalement été approuvée par une confortable majorité. Une victoire saluée par l’intéressé : « Un pas pour un homme, un bond pour les évangéliques », a déclaré André Mendonça.

Selon les observateurs, ce choix est un appel du pied aux électeurs évangéliques, qui constituent plus de 30% de la population.

Jair Bolsonaro a déjà nommé deux des onze membres de la Cour suprême, qui entre fréquemment en conflit avec lui. Et il pourrait en nommer deux autres si l’âge de la retraite des magistrats était ramené à 70 ans, en vertu d’une nouvelle réforme.

À 48 ans, André Mendonça semble pour sa part avoir une longue carrière à la Cour suprême devant lui.

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