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Revue de presse des Amériques

À la Une: la délégation du Kenya est en Haïti

Patrouille de forces de l'ordre dans les rue de Port-au-Prince, le 5 août 2023.
Patrouille de forces de l'ordre dans les rue de Port-au-Prince, le 5 août 2023. © AP/Odelyn Joseph
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« La mission d’évaluation kényane à pied d’œuvre en Haïti », titre Gazette Haïti. Le Kenya prendrait la tête d’une éventuelle force multinationale en Haïti qui aiderait à démonter les gangs. Le journal précise que la délégation « a rencontré des membres du gouvernement accompagné du Premier ministre Ariel Henry dans l’objectif de mieux s’enquérir de la situation ».

Bien avant cette rencontre, selon la radio Télé Scoop, citée par Gazette Haïti, « le gouvernement a organisé un conseil des ministres spécial en vue de s’accorder sur la posture à adopter », un Conseil de la Police nationale a également eu lieu. Selon Le National, « un document présentant une cartographie des gangs sur le territoire national préparé par les responsables de la police sera soumis aux membres de la commission ».  

Le Nouvelliste, dans son éditorial, se penche sur ce qu’il appelle « le dilemme kényan des Haïtiens » : « Personne ne va claironner qu’elle veut ou accepte une nouvelle perte de souveraineté ». « Pour la première fois en 2023, alors que la situation est catastrophique », souligne Frantz Duval, « il existe des forces organisées de la société haïtienne qui soit demandent à la Russie de s’opposer au déploiement de la force multinationale, soit proposent que le peuple, l’armée et la police résolvent le problème de l’insécurité dans un effort haïtien ».

Pour ce qui est des politiques, « l’opposition craint que la force ne renforce le pouvoir de l’actuel Premier ministre, Ariel Henry. Le pouvoir craint que la force multinationale ne change les rapports de force en sa défaveur ». « Le pire cauchemar des hommes politiques de tous les camps », cingle l’éditorialiste, « est de voir la force multinationale rechercher avant tout comment signer la paix avec les gangs pour passer à la réinsertion puis aux élections avec une nouvelle classe politique ». Bref, « toutes les faibles forces en présence prient pour que la mission d’exploration ne débouche sur rien ou que cela traîne encore des mois ».  

En Équateur, oui au référendum

En Équateur, ce dimanche 20 août, on ne votait pas seulement pour la présidentielle et les législatives. Un référendum était aussi organisé sur l’éventuel arrêt d’un gisement pétrolier de la réserve amazonienne Yasuni où vivent des communautés indigènes, précise Vistazo. Avant le vote, rappelle le quotidien, « on a beaucoup parlé de ce référendum au niveau mondial, en raison de son implication dans la protection de l’environnement ».

Parmi les voix, celles notamment de célébrités comme Leonardo Di Caprio qui, avant le vote, considérait que l’Équateur « pourrait devenir un exemple de la démocratisation de la politique climatique ». Et de fait c’est le « oui », qui s’est imposé, écrit Primicias, à 59 %. L’exploitation du « bloc 43 » va donc s’arrêter. Avant le vote, écrit Vistazo, l’entreprise publique Petroecuador avait promis son absolu respect du processus démocratique. Avec le oui au référendum, le gouvernement estime les pertes à 16,47 milliards de dollars sur 20 ans.

Lancement des primaires de l’opposition au Venezuela

Ce mardi 22 août, au Venezuela, c’est lancement de la campagne pour les primaires de l’opposition pour la présidentielle : neuf candidats et quatre candidates, pour huit semaines, écrit Efecto Cocuyo. Le quotidien précise que « la campagne débute sur fond de menaces et agressions physiques de plusieurs candidats et candidates, exemple avec l’équipe de Henrique Capriles qui a ainsi comptabilisé sept attaques depuis le 29 mai, la dernière en date dans l’État d’Apure a fait dix blessés ».

Autre défi : les aspects techniques et logistiques, puisque la Commission nationale de la Primaire devra mobiliser pas moins de 45 000 volontaires dans plus de 3 000 bureaux de vote le 22 octobre prochain. Selon le CNP, plus de 20 millions de personnes pourront voter au niveau national, écrit El Universal.

Joe Biden à Hawaï

Le président américain Joe Biden était à Hawaï ce lundi. Il est reparti vers 5 heures du matin heure locale, avec sa femme, après avoir passé six heures à Maui, écrit le journal local, le Honolulu Star Advertiser. Le couple présidentiel a interrompu ses vacances à Lac Tahoe dans le Nevada pour se rendre sur l’île dévastée par les flammes. Le président, écrit le New York Times, « a été la cible des critiques de certains républicains, selon qui il n’a pas suffisamment perlé des incendies qui ont transformé Lahaina en enfer le 8 août ».

Il ne vient qu’un peu moins de deux semaines après l’incendie, complète USA Today. À Lahaina, écrit le Honolulu Star Advertiser, Joe Biden a pris le banyan, un célèbre arbre centenaire de la ville, pour exemple : « il a brûlé, mais est toujours debout. Je pense que c’est un symbole fort de ce que nous pouvons faire et nous ferons pour traverser cette crise ». Le président, écrit le Washington Post, a précisé lors de sa visite qu’Hawaï disposerait de tout ce dont il a besoin. De fait les besoins sont énormes : le Honolulu Star Advertiser titre sur la hausse des pertes d’emplois, prenant pour exemple Javier Cantellops, un entrepreneur dans le domaine du tourisme, qui a dû mettre en congé ou remercier 40 % de ses employés.

Après le message initial demandant aux touristes de ne pas venir sur l’île de Maui, les responsables du tourisme et beaucoup d’habitants demandent aux touristes de venir, mais d’éviter l’ouest de l’île.

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