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Etats-Unis / Algérie

Guantanamo : six Algériens préfèrent la prison au retour dans leur pays

La prison de Guantanamo.
La prison de Guantanamo. AFP/Shane T. McCoy
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Conformément aux promesses du président américain Barack Obama, les États-Unis s’efforcent de vider peu à peu la prison de Guantanamo. Il reste encore près de 180 prisonniers contre 240 en 2008. Il est plutôt rare que des prisonniers préfèrent l’emprisonnement à la liberté mais c’est le cas de six Algériens détenus à ce jour dans la prison américaine. Et c’est un vrai dilemme devant lequel se trouve l’administration Obama, qui aimerait bien les renvoyer chez eux au plus vite.

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Avec notre correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet

Si les six Algériens préfèrent l’incarcération au rapatriement, c’est qu’ils craignent le traitement qui leur sera réservé une fois de retour chez eux : possible torture par les autorités ou exécution par des groupes terroristes s’ils refusent de se joindre à eux.

En dépit de nombreuses années d’emprisonnement, ils supplient donc qu’on les garde à Guantanamo. « Ce serait outrageant et inhumain de ne pas respecter leur volonté », disent leurs avocats.

Un détenu , Ahmed Belbacha, 40 ans, sait ce qui l’attend s’il retourne en Algérie : il a été condamné par un tribunal à 20 ans de prison pour son association présumée avec un groupe armé interdit.

Les détenus ont le soutien des organisations des droits de l’homme tels que Human Rights Watch qui menacent de se tourner vers la Cour suprême pour empêcher ces retours forcés.

Pour sa part, le gouvernement américain rappelle que 10 algériens ont été rapatriés dans le passé et qu’ils n’ont pas été persécutés. En règle générale, Washington refuse le transfert de prisonniers dans des pays tels que la Chine, la Tunisie, ou la Libye, où il existe des risques de torture.

Les États-Unis sont à la recherche de pays tiers, acceptant, comme la France, d’accueillir certains des 22 détenus jugés peu dangereux et dont ils veulent se débarrasser. Mais jusqu’à présent, la moitié des demandes seulement a été satisfaite.

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