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Etats-Unis / Défense

Les Américains veulent installer un nouveau bouclier antimissile en Europe

L'installation d'un radar en bande X de grande puissance permettrait de rendre opérationnelle en 2011 la première phase du bouclier antimissile au-dessus de l'Europe méridionale.
L'installation d'un radar en bande X de grande puissance permettrait de rendre opérationnelle en 2011 la première phase du bouclier antimissile au-dessus de l'Europe méridionale. US Department of Defense
Texte par : Valérie Rohart
2 mn

Les Etats-Unis seraient sur le point d'activer un bouclier antimissile au-dessus de l'Europe, selon une information du Washington Post. Le quotidien américain détaille le dispositif voulu par Barack Obama et qui est bien différent du bouclier envisagé par Ronald Reagan en 1983 et repris plus récemment par George Bush.  

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Le bouclier de l'administration Bush était un système lourd basé sur un puissant radar en République tchèque et sur dix missiles balistiques installés en Pologne. Si l'on en croit le Washington Post, le bouclier version Obama serait plus léger, plus souple et plus mobile.
Au lieu d'être terrestre, il serait essentiellement naval, avec des navires Aegis équipés de missiles balistiques.

Des missiles de portée moins longue que la version terrestre, mais embarqués sur des navires qui pourraient néanmoins atteindre toutes les cibles souhaitées. Pour détecter toute attaque, les Etats-Unis seraient par ailleurs en train de finaliser un accord pour installer une puissante station radar : en Turquie ou en Bulgarie, selon le journal.

A l'horizon 2020, le bouclier européen serait compatible avec le dispositif que les Etats-Unis sont en train de développer avec Israël et les Etats du golfe Persique. Ce bouclier répond à la menace iranienne car les spécialistes estiment que l'Iran ne disposera pas de missile balistique de longue portée avant 2015. En revanche, il est capable dès aujourd'hui de lancer une attaque massive avec des missiles de moyenne et courte portée.

Les dix missiles balistiques de la version Bush auraient été vite dépassés tandis que les missiles embarqués à bord des navires Aegis pourront répondre plus massivement. Une protection qui ne coûtera rien à l'Europe souligne le Washington Post.

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