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Mercosur / Argentine

L'ombre du conflit Colombie-Venezuela plane sur le sommet du Mercosur à San Juan

Dispositif de sécurité déployé autour du batiment qui accueille le sommet du Mercosur à San Juan en Argentine, le 2 août 2010.
Dispositif de sécurité déployé autour du batiment qui accueille le sommet du Mercosur à San Juan en Argentine, le 2 août 2010. Photo: Juan Mabromata / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Un sommet du Mercosur réunit ce mardi 3 août 2010 à San Juan, dans l’ouest de l’Argentine, les dirigeants des sept pays sud-américains qui font partie du Marché commun du Cône sud ou y sont associés. Un sommet qui coïncide avec la crise entre la Colombie et le Venezuela - on reparle de risques de guerre-, un sujet dont on ne parlera pas, du moins officiellement.

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Avec notre envoyé spécial à San Juan, Jean-Louis Buchet

La crise entre le Venezuela et la Colombie, qui est dans toutes les têtes à San Juan, est le sujet tabou du sommet du Mercosur. Lundi 2 août, le ministre paraguayen des Affaires étrangères s’est fait rappeler à l’ordre quand il a évoqué publiquement le sujet. On veut s’en tenir à l’agenda officiel où il est question de nomenclature douanière, de tarif extérieur commun et de fonds structurel. C’est de tout cela dont il sera question dans la déclaration finale du sommet.

Selon le chef de la diplomatie argentine Hector Timerman, les tensions entre Caracas et Bogota, qui s’accusent mutuellement d’intentions belliqueuses, sont à traiter dans le cadre de l’Unasur, l’Union des Nations sud-américaines, institution politique qui regroupe tous les Etats de la région, alors que le Mercosur est un outil d’intégration, qui associe sept pays, et dont la Colombie ne fait pas partie.

En réalité, les chefs d’Etat présents au sommet ne se priveront pas de parler de la crise d'autant que l'absence en dernière minute et sans explications du président vénézuélien a été attribuée à un regain de tension à la frontière. Mais l’idée est de ne pas faire de vagues en espérant que l'éloignement d'Alvaro Uribe, ennemi juré de Chavez, apporte un apaisement. Le nouveau président colombien Juan Manuel Santos, qui prend ses fonctions le 7 août, a été très prudent sur le sujet jusqu’ici.
 

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