La revue de presse des Amériques

Scepticisme dans le Golfe du Mexique

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Le New York Times titre littéralement ce matin : « Dans le Golfe, les bonnes nouvelles sont prises avec un grain de sel ». Grain de sel ou grain de sable ? Peu importe, les riverains du Golfe du Mexique ne croient pas aux informations publiées par le même New York Times, hier, selon lesquelles, les trois quarts du pétrole qui se sont répandus dans la mer pendant 106 jours, se seraient évaporés, dilués ou auraient été récupérés. « Les habitants de la région sont soit sceptiques, soit n’y croient pas », explique le journal. « Ils ont appris à se méfier après les faux engagements qui ont suivi le cyclone Katrina, les fausses estimations de BP sur la quantité de pétrole qui s’échappait du puits ou encore les propos rassurants sur la marée noire de l’Exxon Valdez », poursuit le New York Times. « Leur scepticisme a été alimenté par les nouvelles découvertes de marais pollués, de couches de pétrole enfouies sous le sable ». « Ce n’est pas forcément en contradiction avec les études des scientifiques, conclut le journal, mais les riverains ont peur de voir surgir des nappes de marée noire venues du fond des océans. »

 
Rebondissement juridique en faveur du mariage homosexuel en Californie

Résumé des épisodes précédents : la Californie a d’abord autorisé le mariage homosexuel, mais sous la pression d’une partie de l’opinion, l’Etat californien a organisé un référendum sur ce que l’on appelle la proposition 8, une proposition qui réservait le mariage à deux personnes de sexe opposé.
Et donc hier, un juge a invalidé ce référendum. Le mariage homosexuel est donc de nouveau autorisé. « En prenant cette décision, explique le San Francisco Chronicle, le juge n’a pas seulement accordé une victoire historique aux droits des homosexuels et des lesbiennes, il leur a aussi permis de remporter une bataille dans le long combat qui pourrait bien mener à une épreuve de force à la Cour suprême des Etats-Unis », poursuit le journal qui accompagne son article de nombreuses photos de couples homosexuels, heureux de la décision du juge.

En Colombie, Alvaro Uribe prend la défense de son fils

Alvaro Uribe passera la main samedi à son successeur, Juan Manuel Santos… Mais les ennuis ne sont pas finis pour le président colombien. « Le climat ne pouvait pas être plus tendu entre la Cour suprême et le président Uribe à deux jours seulement de la fin de son mandat », écrit Elespetador. En effet un juge de la Cour suprême a engagé des poursuites contre le fils d’Alvaro Uribe. Thomas Uribe est soupçonné de trafic d’influence au moment de la réélection de son père. Alvaro Uribe qui est encore président pour deux jours, a répondu avec une plainte pour prévarication contre le juge Yesid Ramirez. Alvaro Uribe a accompagné sa plainte d’attaques verbales raconte Elespectador. « Je demande aux juges comme Yesid Ramirez de ne pas achever la justice en la supplantant par la haine », a lancé hier Alvaro Uribe. A tel point que la Cour suprême a demandé de la modération aux deux parties.

Passe d’armes entre le Venezuela et les Etats-Unis

Le gouvernement vénézuélien a fort peu apprécié les déclarations du futur ambassadeur des Etats-Unis à Caracas. Pendant son audition devant la commission du Sénat qui doit entériner sa nomination, Larry Palmer avait déclaré que le professionnalisme de l’armée vénézuélienne avait diminué, que la loyauté politique y était plus importante désormais que le talent professionnel et que la morale y était particulièrement basse en raison justement des interférences politiques. Des déclarations qui restent en travers de la gorge du gouvernement vénézuélien et fait la Une du journal Elnacional. Dans le journal, le gouvernement annonce qu’il exige des explications du gouvernement américain.

Au Québec, polémique nationale à propos des panneaux de signalisation

Le constat était simple : la population vieillit et en vieillissant elle voit moins bien, et notamment sur les routes ; alors pour aider ces conducteurs vieillissant, le gouvernement du Québec a eu l’idée d’agrandir les panneaux de signalisation. Un projet présenté par le ministre des Transports mais immédiatement dénoncé par l’opposition. Dans Le Devoir, le Parti québécois s’étonne qu’une telle opération ait été lancée tout juste un an après la privatisation du service de fabrication de la signalisation routière… L’opposition juge également que cette dépense n’est pas prioritaire dans le contexte routier actuel.

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