Revue de presse des Amériques

A la une : Des milliers de postes supprimés au Pentagone

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Revue de presse des Amériques 10/08

Des milliers de postes supprimés au Pentagone

« Le Pentagone veut rationnaliser ses dépenses » annonce le Washington Post, « des milliers d'emplois vont être supprimés » si l’on en croit le secrétaire à la Défense, Robert Gates. Objectif : « Eviter des sacrifices encore plus importants dans le budget de l'année prochaine ». USA Today rappelle que le ministère dispose tout de même d'une enveloppe globale de « 700 milliards de dollars ». Robert Gates anticipe et propose plusieurs mesures détaillées par les quotidiens américains. Le Pentagone veut « démanteler le centre de commandement conjoint des forces armées qui emploie actuellement 2 800 personnes civiles et militaires, supprimer 3 300 postes de sous-traitants, faire disparaître deux agences, imposer 10% de réduction dans les contrats passés des entreprises extérieures spécialisées dans le renseignement ». Enfin, Robert Gates cité par USA Today affirme : « Il n'y a pas de vache sacrée », il propose donc d’économiser au sommet de la hiérarchie militaire « en limitant les postes d'amiraux et de généraux, 50 seulement contre une centaine actuellement ».

Limiter les dépenses bureaucratiques

« Les troupes sur le terrain et les zones de guerre ne seront pas affectées par ces mesures » assure le Washington Post. Le but est de limiter les dépenses bureaucratiques pour augmenter, parallèlement, les crédits dédiés aux troupes et aux armes. « C'est l'Etat de Virginie qui va payer le prix » de cette cure d'amaigrissement, dit le quotidien de Washington. La base de Norfolk est située en Virginie et l'économie locale risque de pâtir de ces coupes sombres. « Le secteur de la défense a été notre force ces dernières années, pour faire face à la crise, disent les élus locaux, aujourd'hui c'est notre talon d'Achille ». Cette levée de bouclier risque d'être sans effet puisque « les mesures n'ont pas besoin d'être approuvées par le Congrès et le président Obama soutient le plan de Robert Gates ».

Série de primaires aux Etats-Unis

On vote aujourd’hui en Géorgie, dans le Colorado, le Minnesota, et le Connecticut. Ces primaires concernent les démocrates et les républicains, pour des postes de gouverneurs ou de parlementaires. Politico propose de guider le lecteur : « Où faut-il regarder ? Quels sont les enjeux ? ». Le site estime que « les résultats du vote donneront une très bonne photo instantanée de l'humeur des électeurs américains ». USA Today note que « tous les candidats ont multiplié les faux pas au cours de leur campagne et pourtant ils ont réussi à rebondir, à rester dans la course ». Les analystes décryptent : « Les électeurs ont leur propres problèmes, économiques essentiellement, ils ne s'intéressent plus aux petits scandales politico-médiatiques ». Pour le New York Times « ce sont les postes de gouverneurs qui sont les plus prisés cette année (…) Démocrates et républicains ont 2012 en ligne de mire et ce sont les gouverneurs qui porteront la prochaine élection présidentielle américaine (…) Actuellement, 26 gouverneurs portent l’étiquette démocrate, 24 sont républicains et 37 sièges seront remis en jeu en novembre. Dans 24 Etats, le gouverneur sortant ne se représente pas ».

Guantanamo : ouverture du procès d’Omar Khadr

La polémique ne fait que commencer puisque comme l'explique Le Devoir en première page : « Les aveux controversés d'Omar Khadr sont acceptés en preuve ». C'est la décision qui a été prise hier « par le colonel qui préside la cour ». Ce Canadien est détenu depuis 8 ans à Guantanamo, il est accusé d'avoir tué un soldat américain en lui lançant une grenade, en 2002, en Afghanistan. A l’époque, Omar Khadr avait 15 ans, il nie les faits. « Ces aveux ont été obtenus sous la contrainte répètent ses avocats (…) Lors des interrogatoires, il a été menacé de mort, de viol » dit le Christian Science Monitor. Pour le Globe and Mail « le fait que ces éléments soient recevables crée une jurisprudence inquiétante ». Le Devoir rappelle que « ce procès implique un enfant-soldat, et l'affaire pourrait créer un dangereux précédent, les enfants-soldats ayant besoin de protection et de réhabilitation ».

 

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