Cuba / Espagne

Cuba : trois opposants politiques arrivent à Madrid, trois autres attendus

L'ancien prisonnier politique cubain Marcelo Cano Rodriguez retrouve des proches à son arrivée à l'hôtel, près de Madrid, le 17 août 2010.
L'ancien prisonnier politique cubain Marcelo Cano Rodriguez retrouve des proches à son arrivée à l'hôtel, près de Madrid, le 17 août 2010. Reuters / S. Vera

Trois nouveaux opposants au régime castriste sont arrivés ce mardi 17 août 2010 à Madrid, et trois autres devaient les y rejoindre probablement jeudi prochain. Ce qui portera à 26 le nombre des prisonniers de conscience libérés par les autorités cubaines et envoyés en Espagne. 26, c'est la moitié des 52 que Raul Castro s'est engagé, début juillet dernier, à libérer dans les quatre mois. Et pour l'instant, il ne semble pas que ces anciens détenus aient le moindre choix sur le lieu où aller.

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Depuis le début, les prisonniers suivent un itinéraire immuable. Après avoir été contactés par le cardinal Ortega, ils sont regroupés à la Havane, puis transférés à l'aéroport, où leurs proches les rejoignent.

Départ immédiat pour Madrid, l'unique destination à leur être proposée. Proposée, ou plutôt imposée, assurent ceux qui déplorent que l'exil espagnol soit la seule porte de sortie à une prison subie depuis sept ans.

Manifestement, les libérations à Cuba même ne sont pas encore à l'ordre du jour, malgré les promesses. D'autres pays d'accueil se sont déclarés, mais si l'un des libérés séjourne aujourd'hui au Chili, et si un groupe se prépare à gagner les Etats-Unis, ils ont d'abord dû passer par la case Espagne, dont le pouvoir cubain semble avoir fait un point de chute exclusif pour ses dissidents. Dissidents qui, une fois à Madrid, sont des hôtes fort indociles, réclamant à grands cris le statut de réfugié politique qu'on leur refuse, flirtant avec l'ancien chef du gouvernement José Maria Aznar, s'opposant à ce que la position européenne envers Cuba soit assouplie.

Mais les diplomates espagnols font le dos rond. Ils se sont fixé pour objectif d'améliorer les relations entre La Havane et les 27, et les libérations dont ils ont négocié les détails avec Raul Castro et l'Eglise cubaine reste pour cela leur meilleur atout.

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