Revue de presse des Amériques

Un nouveau système d’éducation pour Haïti

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C’est aujourd’hui, le 17 août 2010, que le Conseil électoral provisoire publie la liste définitive des candidats pour la présidentielle en novembre prochain. Et avant cette annonce, la Commission intérimaire pour la reconstruction devait entériner le projet de remettre sur pied un nouveau système éducatif. « C’est la chose la plus encourageante qui puisse émerger des décombres du 12 janvier, jour du tremblement de terre », écrit le New York Times. Car si le pays a du mal à développer tout son potentiel, c’est aussi à cause de son système d’éducation. « Un système presque entièrement privé, qui écarte donc les enfants des classes défavorisées et ils sont nombreux ». Un chiffre illustre cette carence éducative, un chiffre à trouver dans le Miami Herald : sur 800 enfants nés quotidiennement à Haïti, seulement 567 pourront s’asseoir, un jour, dans une salle de classe.

Le but de la réforme, estime le New York Times, c’est de rendre gratuit le parcours scolaire jusqu’au bac. Pour en arriver là, il faut du temps – 20 ans selon le journal de New York - et de l’argent. Dans un premier temps, 500 millions de dollars sont nécessaire pour construire environ 600 nouvelles écoles primaires, et former 50 000 professeurs.

Les pêcheurs de Louisiane retrouvent le sourire

Beaucoup de journaux nord-américains font leur une sur l’ouverture de la « shrimps season », la saison de pêche aux crevettes. Condamnés au chômage technique à cause de la marée noire, les pêcheurs ont pu regagner la haute mer depuis hier. Reste une inquiétude, selon le Washington Post : peut-on déjà consommer les fruits de mer, ne sont-ils pas contaminés par le pétrole? D’après les tests effectués par les autorités locales, croquer les crevettes est sans danger. Un message que les professionnels de la pêche ont encore du mal à croire. « Il suffit qu’un seul poisson grillé servi dans un resto sente le pétrole et toute l’industrie s’écroule », explique un pêcheur au Washington Post.

La compagnie pétrolière BP à la recherche des fraudeurs

Selon le Christian Science Monitor, les demandes d’indemnisation auprès de BP séduisent de plus en plus d’esprits malveillants : certains se disent pêcheurs victimes de la nappe de pétrole pour toucher de l’argent. Ainsi, le nombre des licences de pêche augmentait miraculeusement de 60 pour cent après l’explosion de la plateforme. BP estime que 10 pourcent des demandes d’indemnisation sont d’origine frauduleuse.

Morales payera cher la grève en Bolivie

Après 19 jours, la grève générale dans la ville de Potosi a pris fin hier, lundi 16 août 2010. Les syndicats ont obtenu des autorités qu’elles investissent davantage dans cette région pauvre. Pour le journal Los Tiempos, les grévistes sortent vainqueurs de cet affrontement avec le gouvernement. La grève laissera forcement des séquelles. « Elle aura un coût social ET politique très élevé pour le président Evo Morales », estime le quotidien de Cochabamba. « Potosi représentait une base électorale importante pour le MAS, le parti du président. Ceux qui ont voté pour Morales espéraient qu’en retour, leurs revendications régionales seraient entendues ».

Vers une victoire de la gauche brésilienne au premier tour ?
 
La campagne présidentielle entre dans une phase décisive. A partir d’aujourd’hui, le 17 août 2010, les spots de campagne envahissent les ondes et le petit écran. Le PT du président Lula a voulu frappé fort avec une chanson à la gloire de la candidate Dilma Roussef. Les paroles, reportées par la Folha de Sao Paulo, racontent combien Lula est fier de « laisser son peuple » entre les mains de sa dauphine. Et justement, Dilma a le vent en poupe. Pour la première fois, les sondages lui accordent une avance considérable de 11 pourcent sur son adversaire sociale-démocrate, José Serra. Selon le journal O Estado de Sao Paulo Dilma pourrait même remporter les élections des le premier tour, c'est-à-dire dans environ 6 semaines.

Autre sujet à la une du journal, c’est la promotion post-mortem du poète Vinicius de Moraes au rang d’ambassadeur. Vinicius de Moraes est un monument culturel au Brésil, c’est lui qui a écrit le texte de la célèbre chanson « A garota da Ipanema ». Mais sa vie, il la gagnait en tant que diplomate jusqu’à ce que la dictature, en 1968, le force à prendre sa retraite anticipée. Une injustice qui est donc réparée, se félicite l’actuel ministre des Affaires étrangères brésilien, Celso Amorim.

 

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