Chili

Début de l'opération San Lorenzo, pour le sauvetage des mineurs chiliens

Le ministre chilien des Mines Laurence Golborne participant au lancement des travaux pour libérer les 33 mineurs le 29 août 2010.
Le ministre chilien des Mines Laurence Golborne participant au lancement des travaux pour libérer les 33 mineurs le 29 août 2010. Reuters / Ivan Alvarado

L'opération San Lorenzo, du nom du saint patron des mineurs, peut enfin réellement commencer. Une nouvelle pièce est arrivée le 30 août, qui permet d'entamer le forage d'un puits à 700 mètres de profondeur, destiné à évacuer les 33 mineurs bloqués dans la mine de San José, depuis début août.

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Avec notre envoyée spéciale à Copiapo, Claire Martin

C’est sous les applaudissements que la dernière pièce de la sonde est arrivée à la mine San José. Il s’agit de la pointe de la machine, le marteau. Complète, la perforeuse a pu enfin commencer à creuser. L’opération San Lorenzo entre dans sa phase finale, comme le titrent les journaux chiliens. C’est le président Sebastian Pinera qui a appelé ainsi l’opération, du nom du saint patron des mineurs.

Les risques de l'opération San Lorenzo

La perforeuse sera en activité 24h/24, pour atteindre le plus rapidement possible les mineurs bloqués à 700 mètres sous terre. Elle creusera d’abord un puits de 38 cm pour l’élargir ensuite à 66 cm. Une opération qui devrait durer quatre mois, au plus. Son plus grand risque : celui de perforer une nappe d’eau souterraine et d’inonder les 33 mineurs. Quant au risque d’éboulement, certains l’estiment peu probables, puisque la roche est très dure. Mais d’autres sont plus sceptiques : un débat de spécialistes, qu’ils devront résoudre au fur et à mesure du forage.

Des spécialistes de la NASA soutiennent les sauveteurs

Ils sont quatre, deux médecins, un psychologue et un ingénieur, normalement basés à Houston au Texas, à venir apporter leur expertise aux mineurs chiliens coincés sous terre et à leurs sauveteurs. Car les protocoles que la NASA a mis au point à l'intention des personnes contraintes de vivre dans des lieux très confinés dans l'espace, et exposées à des risques de dépression et de tensions, peuvent s'adapter à la situation des trente-trois mineurs. C'est ce qu'explique, sur le site de l'agence spatiale, le chef de la délégation, le Dr Michael Duncan : « L'environnement peut être différent, mais les réactions humaines sur le plan physiologique, du comportement, des réponses à l'urgence, sont très semblables. Nous pensons donc que ce que nous avons appris lors de nos recherches ou de nos interventions peut être applicable aux mineurs ».

Une aide nutritionnelle et psychologique

Michael Duncan n'en adresse pas moins un hommage appuyé aux Chiliens. « Les Chiliens sont très bien organisés. Ils ont beaucoup de moyens à leur disposition. Ils ont beaucoup fait pour les mineurs. Et à vrai dire les mineurs ont aussi beaucoup fait pour eux-mêmes sous terre ». L'aide que les spécialistes de la NASA vont apporter sur place sera notamment d'ordre nutritionnel et psychologique.

RFI

 

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