etats-unis

La doctrine de l'armée américaine sur les homosexuels mise à mal par la justice

Des soldats de l'armée de terre des Etats-Unis.
Des soldats de l'armée de terre des Etats-Unis. AFP/Mario Tama
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Jusqu'à présent, les militaires homosexuels devaient taire leur orientation sexuelle. Mais une étape a été franchie pour eux dans la nuit du jeudi 9 septembre 2010. Un tribunal fédéral de Californie a ainsi décidé que la loi du « don't ask, don't tell » (Ne rien demander, ne rien dire), constitue une violation de leurs droits constitutionnels.

Publicité

La juge Virginia Philips l'a dit, cette loi viole la liberté d'expression et le droit à un traitement équitable. Mais les homosexuels de l'armée ne sont pas pour autant libres de révéler leurs préférences pour l'instant.

Le plaignant, une organisation de défense des droits homosexuels, a jusqu'au 16 septembre prochain pour soumettre un projet d'injonction qui suspendrait la loi. Le gouvernement, lui, aura une semaine pour présenter ses objections, et peut encore faire appel de la décision.

Barack Obama avait promis d'abroger cette loi

La question de l'homosexualité dans l'armée avait empoisonné la présidence de Bill Clinton. La loi « don't ask don't tell », un compromis finalement adopté en 1993, n'a en réalité jamais satisfait ni les militaires ni les militaires homosexuels.

Barack Obama avait, lui, promis d'abroger cette loi, avec l'accord frileux du ministre de la Défense, Robert Gates, et celui plus entier du chef d'état-major interarmées, l'amiral Mike Mullen. Mais la justice semble prendre les devants.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail