Chili / Bicentenaire de l'indépendance

Le Chili fête le Bicentenaire de l'indépendance dans l'unité nationale

Les mineurs bloqués dans la mine à Copiapo chantent l'hymne national, pendant la célébration du bicentenaire de l'indépendance du Chili, le 18 septembre 2010.
Les mineurs bloqués dans la mine à Copiapo chantent l'hymne national, pendant la célébration du bicentenaire de l'indépendance du Chili, le 18 septembre 2010. Reuters

Au Chili les festivités du Bicentenaire projettent l'image d'un pays uni autour des épreuves, que ce soit après le tremblement de terre du mois de février dernier ou plus récemment dans le cadre du sauvetage des 33 mineurs bloqués à 700 mètres sous terre. Parmi les temps forts de cette journée, la fête des mineurs de San Jose et l'invitation au dialogue faite par le président Piñera  à la commuanuté indienne mapuche, qui réclame la restitution de ses terres ancestrales.

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Ce samedi 18 septembre 2010, dans la mine San José, le moral était au beau fixe. Les 33 mineurs ont eu droit au repas traditionnel chilien, un fourré à la viande, du bœuf au barbecue avec de la salade, une compote de pommes. A midi pile, sur toutes les places des villes et des villages du Chili, les gens ont hissé le drapeau tricolore et chanté l’hymne national pour fêter le Bicentenaire. Dans la mine, les 33 mineurs ont fait de même. Tout comme leurs familles, réunies à la surface, dans le campement Esperanza de la mine. Un acte symbolique auxquels les 33 mineurs avaient eux-mêmes demandé à participer. Comme pour se sentir moins seuls, comme pour se sentir même à 700 mètres sous terre membres à part entière d’une nation en fête.

Ce dimanche, le président Sebastian Pinera et l’écrivain Isabel Allende se rendent à la mine pour saluer les mineurs grâce à la fibre optique qui lie la mine à l’extérieur.

Le président Piñera aux côtés de ses prédécesseurs: Frei, Lagos, Bachelet et Aylwin. Le 17 septembre à Santiago.
Le président Piñera aux côtés de ses prédécesseurs: Frei, Lagos, Bachelet et Aylwin. Le 17 septembre à Santiago. ©Reuters

Pour parfaire l'image d'un pays uni, ce samedi aussi, le président Piñera s'est adressé à la communauté mapuche. Le Chili n'a pas réussi l'intégration de ses minorités et la frange militante de ce peuple réclame plus d'autonomie pour la communauté et la restitution de terres ancestrales confisquées par l'Etat au XIXème siècle. Le nouveau président Sebastian Piñera a décidé d'ouvrir le dialogue. Rendez-vous a été pris : « la semaine prochaine, sur la montage Yelon qui est un lieu symbolique pour les Indiens s'ouvrira une table de négociations entre les représentants du gouvernement chilien, les églises catholique et évangélique, les organsiations de la société civile issues des régions indigènes de l'Auracanie et de Bio Bio, ainsi que des représentants des communautés du peuple Mapuche.» Un geste d'ouverture qui intervient alors que 34 Mapuches sont emprisonnés et en grève de la faim depuis 69 jours. 

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