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Haïti / Santé publique

Questions autour de l'origine de l'épidémie de choléra en Haïti

Des victimes du choléra et leur famille à l'établissement médical de Saint-Marc, le 20 octobre 2010.
Des victimes du choléra et leur famille à l'établissement médical de Saint-Marc, le 20 octobre 2010. AFP PHOTO / Thony BELIZAIRE
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Au sixième jour de l'épidémie de choléra en Haïti, la maladie a déjà tué 253 personnes dans les deux départements touchés alors que plus de 3 000 personnes sont hospitalisées. Les autorités et les ONG médicales redoublent d'efforts pour éduquer la population aux bons gestes d'hygiène et cela semble fonctionner : les cas sont moins nombreux dans les hôpitaux et, bien informés des riques mortels du choléra, les patients tardent moins à se rendre dans les centres de santé. Parallèlement, on s’interroge sur l’origine de l'épidémie. 

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Avec notre correspondante à Port-au-Prince, Amélie Baron

La source de contamination est connue depuis plusieurs jours : c'est bien l'eau du fleuve Artibonite, et donc sa consommation par les habitants des zones environnantes, qui est la cause des milliers de cas. Sur ce qui pourrait avoir souillé l'eau du fleuve, les hypothèses sont multiples mais l'évacuation des toilettes d'une base de la Minustah (mission de l'ONU) est pointée du doigt.

Le Dr Gabriel Thimoté, directeur général du ministère de la Santé, s'est rendu sur place pour évaluer la situation. « C'est la compagnie haïtienne Jetco qui fait la collecte des excréments humains dans cette base qui est située à Mel, à l'entrée de Mirebalais. Donc nous sommes allés sur place, nous avons parlé avec eux… nous allons peut-être enquêter pour connaître la manière dont elle traite les déchets en question, vu qu'elle est en contrat avec la Minustah pour la gestion de ces déchets ».

Soigner les malades et éviter la propagation reste la priorité du gouvernement mais trouver l'origine de la contamination permettrait, à l'avenir, à la population de pouvoir utiliser à nouveau l'eau du fleuve sans crainte.

Plus grand centre hospitalier de la métropole, l'hôpital général n'enregistre aucun cas de choléra mais les consultations sont en augmentation car la panique gagne la population...

A l'hôpital général de Port-au-Prince, on se prépare à toute éventualité...

 

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