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Revue de presse des Amériques

A la Une : Irak-Afghanistan, un même plan de retrait américain

Texte par : Valérie Rohart
5 mn

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Les analystes l’avaient annoncé après les élections de mi-mandat : pour la seconde moitié de sa présidence, Barack Obama allait s’emparer des gros dossiers internationaux. Après le plan concernant le Proche-Orient, le New York Times révèle un plan pour mettre fin aux combats en Afghanistan.

Selon le quotidien américain, le gouvernement aurait développé un plan pour transférer d’ici 18 à 24 mois, et dans certaines régions, les questions de sécurité aux forces afghanes. L’idée générale étant de mettre un terme à la mission de combat des Etats-Unis d’ici à 2014. Le plan sera présenté à la fin de la semaine, au sommet de l’Otan à Lisbonne, affirme encore le New York Times.

« Sous de nombreux aspects, explique le journal, l’idée générale de ce retrait ressemble à celui appliqué en Irak ». Selon un responsable interrogé par le New York Times, « le plan suivi en Irak est même un bon exemple de la façon dont il faut mener la transition en Afghanistan. Mais dans ce cas dit-il, la clé de la réussite sera de réussir à construire une armée réellement capable de prendre la sécurité en mains ».
Le journal rappelle que ce plan dépend du succès de la nouvelle stratégie mise en place par l’administration Obama l’an dernier et qui a vu le triplement des soldats américains en Afghanistan.

Le congrès des Etats Unis : un canard boiteux et veule ?

Le Washington Post analyse la nouvelle situation des démocrates après les élections de mi-mandat. Le titre de l’éditorial donne le ton sous forme de question : « Un canard boiteux et veule ? ». « La session boiteuse du Congrès qui va s’ouvrir cette semaine sera un test pour savoir si les démocrates ont des épines en pâte à modeler et si le président Obama a décidé de considérer que la capitulation est de la conciliation » écrit le journal. « Il reste en effet beaucoup de pain sur la planche, poursuit le journal, car les sénateurs républicains, y compris ceux qui s’affichent comme modérés, ont participé à l’obstruction de projets de lois importants. Comme le projet de loi sur la transparence du financement des campagnes électorales » rappelle le journal. Or l’un des plus gros groupes à avoir financé en secret la campagne des républicains est l’un des plus gros bénéficiaires des hedge funds et il s’est bien sûr opposé à un projet de loi sur l’augmentation des taxes sur les hedges funds que le gouvernement Obama tentait de faire passer.
Le Washington Post prend également l’exemple du projet de loi qui devait mettre un terme à la règle « don’t ask don’t tell » qui interdit aux militaires d’afficher leur homosexualité sous peine d’être exclus de l’armée. « Là encore les républicains ont fait obstruction » rappelle le Washington Post. C’est à Barack Obama de prouver qu’il a encore les moyens d’agir explique en substance le journal.

Séoul : un sommet pour rien ?

La presse canadienne revient sur le sommet du G-20 qui s’est déroulé la semaine dernière à Séoul en Corée du Sud.
C’est le journal Le Devoir qui analyse les résultats de ce sommet. Et il n’est pas tendre : « Avec des phrases comme "nous nous engageons à travailler ensemble" ou '"nous devons surveiller les déséquilibres", le communiqué final du G20 n’est pas très convaincant » écrit Le Devoir. « Fin 2008, début 2009, dans la foulée immédiate de la crise financière, bien des gens ont cru que le système capitaliste pouvait s'effondrer si on n'agissait pas, et vite. Dans le contexte de panique qui régnait alors, on a pu s'entendre sur la relance de l'activité par les dépenses publiques: ce qui fut fait, à doses moyennes, et pendant un an... À cette époque, le G20 avait trouvé un sens à sa vie » poursuit Le Devoir. « Aujourd’hui, le G20 nous fait voir un monde divisé entre ceux qui ont souffert et souffrent encore de la crise et ceux qui l’ont bien traversée ». « Le sommet de Séoul a vu l’émergence d’un véritable pouvoir asiatique mais pour l’instant c’est essentiellement un pouvoir de blocage estime Le Devoir mais qui sont les grands malades de l’économie mondiale ? Les Etats-Unis, l’Union Européenne. Les asiatiques le voient le savent, le disent et… agissent en conséquence » conclut le journal québécois.

En Haïti, Mirlande Manigat creuse son avance

L’élection présidentielle fait la une du site internet de Radio Kiskeya en Haïti, avec ce week-end, de nouveaux sondages d’opinions. Mirlande Manigat conforte son avance. La candidate du Rassemblement des démocrates nationaux progressistes est créditée de 30% des intentions de votes contre 21% pour Jude Célestin. Mirlande Manigat a accueilli ces résultats avec « satisfaction et sérénité » mais elle a néanmoins lancé un appel à la vigilance citoyenne pour barrer la route à toute tentative de fraude électorale. Elle semble en effet craindre des manipulations. « Dans le cas où je n’obtiendrais pas au moins 30% des voix, je m’interrogerais sérieusement là-dessus » dit-elle après le quatrième  sondage de suite qui la donne en tête. Les autres candidats ne dépassent pas 10% des intentions de vote.

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