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Corée du Sud / Corée du Nord / Etats-Unis

Manœuvres américano-sud-coréennes en mer Jaune dans un climat de forte tension

Des bâtiments de la marine sud-coréenne au large de l'île de Yeonpyeong, le 28 novembre 2010.
Des bâtiments de la marine sud-coréenne au large de l'île de Yeonpyeong, le 28 novembre 2010. REUTERS/Jo Yong-Hak
Texte par : RFI Suivre
5 mn

Les tensions restent toujours très élevées dans la péninsule coréenne depuis le bombardement mardi par la Corée du Nord d'une île sud-coréenne qui a fait 4 morts côté sud, dont deux civils. Il s’agit de la première attaque du Nord sur le sol du Sud depuis la fin de la guerre en 1953. Ce 28 novembre dans la matinée, ont débuté en mer Jaune d’importants exercices aéronavals conjoints menés par Séoul et Washington, une démonstration de force perçue par Pyongyang comme une provocation .

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Avec notre correspondant à Séoul, Frédéric Ojardias

Ce 28 novembre en fin de matinée, des tirs d'artillerie provenant de la côté nord-coréenne ont été entendus sur l'île sud-coréenne de Yeonpyeong. Séoul, qui craint de nouvelles provocations, vient d'ordonner aux 400 journalistes présents sur l'île de la quitter avant ce soir.

La vingtaine de résidents civils qui n'ont pas été évacués depuis l'attaque de mardi dernier ont reçu l'ordre de se réfugier au plus vite dans les abris anti-bombes. Mais c'était une mesure de précaution : il semble qu'il s'agissait de tirs d'exercices menés par le Nord sur son propre sol.

Cette alerte survient dans un contexte de très fortes tensions, et au moment où, Etats-Unis et la Corée du Sud mènent des manœuvres militaires massives en mer Jaune, à 100 km au sud de l'île de Yeongpyeon. Ces exercices étaient prévus de longue date, et ils ont été maintenus, « ils seront même plus intenses que prévu », a déclaré l'état major sud-coréen.

Et c'est en effet une véritable démonstration de force : 10 croiseurs et destroyers vont se livrer pendant quatre jours à des tirs d'artillerie et à des bombardements à munitions réelles. Y participe même le USS Washington, un porte-avions nucléaire américain, avec à son bord 6 000 hommes et 80 avions de chasse.

Alerte à Yeongpyeong

Les exercices permettent, évidemment, à Washington et à Séoul de faire étalage de leur force, afin de dissuader la Corée du Nord de se livrer à toute nouvelle agression. Comme on pouvait s’y attendre, Pyongyang a vivement réagi. Furieuses les autorités nord-coréennes, ont ressorti leur arsenal rhétorique habituel, et brandi la menace d'une « averse de feu impitoyable » si des navires ou des tirs franchissaient les frontières.

La Corée du Nord a aussi déployé des missiles anti-aériens le long de ses côtes, histoire de donner un peu de poids à ses menaces. Ces exercices américano sud-coréens ont aussi provoqué des protestations du côté de la Chine, qui a exprimé son opposition à ces jeux de guerre qui se déroulent non loin de ses propres côtes. Alors que Séoul essaie de rallier Pékin à sa cause dans le conflit actuel avec Pyongyang, ces exercices ne vont pas arranger les choses. 

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