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Revue de presse des Amériques

Résultats du premier tour attendus en Haïti

Texte par : Valérie Rohart
5 mn

Les haïtiens devaient connaître ce mardi après-midi, le nom des deux candidats à l’élection présidentielle qui iront au second tour le 16 janvier prochain. 

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Avant même la publication officielle des résultats, deux noms circulent beaucoup à Haïti et Radio Kiskeya s’en fait l’écho. Selon le site de la radio haïtienne, Mirlande Manigat et Michel Martelly pourraient se présenter au second tour avec respectivement 30 et 25% des voix. Le candidat du pouvoir, Jude Celestin serait en 3ème position avec seulement 20% des voix. Des résultats obtenus après le décompte des bulletins dans environ 15% des bureaux de vote. Un décompte très partiel donc à prendre avec beaucoup de précautions, d’autant que, comme le rappelle le site de Radio Kiskeya, les rumeurs les plus folles courent actuellement à Haïti.

Le 16 janvier en ligne de mire

« Martelly se voit au second tour, mais sans Jude Célestin », titre Le Nouvelliste ce matin. Michel Martelly estime en effet que le candidat soutenu par René Préval est honni par le peuple. « Nous n’irons pas avec lui au second tour », a prévenu Michel Martelly qui met aussi en garde ceux qui veulent détourner le vote du peuple. Il demande enfin à la communauté internationale de ne pas abandonner Haïti.

Désengagement de la Minustah ?

Le Nouvelliste publie une interview du chef de la Minustah, la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti. Dans cette interview, Edmond Mulet persiste et signe : il laisse planer la menace d’un retrait de la force internationale. « Ce n’est pas une menace d’abandon de la population haïtienne », explique le chef de la Minustah. « Nos casques bleus continueront à défendre le peuple haïtien mais pas un gouvernement issu d’élections frauduleuses ». En fait Edmond Mulet n’a pas apprécié qu’une partie des candidats réclame l’annulation du scrutin. « C’est la première fois dans les 3.000 ans de la démocratie, que des candidats qui sont des potentiels gagnants de l’élection, demandent l’annulation du processus », confie Edmond Mulet toujours au Nouvelliste

Le compromis de trop pour Barack Obama ?

Aux Etats-Unis le gros titre de la presse ce matin, c’est le compromis que Barack Obama a conclu avec les républicains à propos des impôts. Le Washington Post annonce en titre que le président américain a trouvé un compromis avec les républicains pour prolonger la suspension de taxes. Cette suspension de taxes pour les plus riches qui avait été décidée par George Bush devait s’arrêter à la fin de l’année. Selon le compromis, tous les couples en bénéficieront quelques soient leurs revenus. Mais si le lecteur s’arrête au titre, il ne saura pas que l’accord rétablit aussi les allocations pour les chômeurs, allocations qui étaient suspendues de fait depuis le mois de novembre.

Un compromis qui tourne encore au désavantage de Barack Obama

L’éditorial du Washington Postest très explicite : « Obama engagé dans une présidence ratée ? ». L’auteur cite l’ancien président Ronald Reagan qui a commencé sa carrière politique chez les démocrates avant de la terminer dans le camp le plus dur des conservateurs : « le parti démocrate m’avait quitté avant que je le quitte ».

« Comme beaucoup de soutiens progressistes de Barack Obama, je commence à avoir le même sentiment envers ce président », explique l’éditorialiste qui fait ensuite la liste de tout ce qu’elle estime être les renoncements du président face aux grands principes énoncés pendant sa campagne. Et ils ont nombreux : de ses nominations d’anciens de Wall Street à des postes-clés jusqu’à son revirement sur l’Afghanistan,  Barack Obama n’a jamais été là où ses supporters l’attendaient, explique en substance l’éditorial.

Même tonalité du New York Times qui affirme qu’avec sa main tendue aux républicains Barack Obama s’aliène sa base progressiste.

La peine de mort anticonstitutionnelle aux Etats-Unis ?

Un procès pourrait marquer un tournant pour la peine de mort aux Etats-Unis. C’est le procès de John Edward Green qui fait la Une du Houston Chronicle. Ce jeune homme de 25 ans est accusé du meurtre d’une femme en juin 2008 à Houston. Le fait que son procès se déroule au Texas est essentiel car c’est cet état qui détient le triste record des exécutions aux Etats-Unis. Or les avocats de Green ont choisi de démontrer à travers deux exemples que la peine de mort est contraire à la constitution puisqu’elle a conduit à l’exécution de plusieurs innocents. Ils s’attachent à deux cas en particulier.

Le Houston Chronicle rappelle aussi qu’il dans ce procès des éléments à charge qui sont douteux. Les empreintes qui sont censées être celles de Green ne seraient en fait pas identifiables, les informateurs qui l’ont dénoncé ne seraient pas fiables et la sœur de la victime l’a reconnu sur des photos mais la description qu’elle en avait fait avant, était toute différente. Un procès qui va durer 15 jours à suivre donc.

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