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Revue de presse des Amériques

Les États-Unis et l’Afghanistan

Texte par : Michèle Gayral
5 mn

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C’est aujourd’hui que Barack Obama reçoit un rapport d’évaluation sur la stratégie afghane des Etats-Unis, et la presse dresse des circonstances locales un tableau contrasté. A commencer par le New York Times qui publie deux reportages en vis-à-vis, l’un sur la situation dans le sud, à Kandahar, où les récents renforts en troupes commencent à payer, laissant les talibans « démoralisés, réticents à combattre et ayant du mal à recruter » ; l’autre sur la situation dans le nord où, au contraire, les talibans progressent : « Autrefois un carrefour dans le nord-est du pays, Kunduz est de plus en plus en état de siège. L’aéroport est fermé depuis des mois aux vols commerciaux. Et les routes qui mènent au sud, à Kaboul, et à l’est, au Tadjikistan,... sont devenues hasardeuses pour les Afghans, et plus encore pour les Occidentaux. »

La remise de ce rapport est aussi l’occasion pour d’autres journaux de se pencher sur les perspectives à moyen terme de la politique américaine en Afghanistan. D’abord, en importance militaire, pour le Washington Post qui titre : « la prochaine grande bataille afghane du gouvernement : combien de troupes faut-il retirer » en juillet ? Une bataille dans laquelle les sceptiques à la Maison Blanche ne se lanceront qu’au printemps, d’après le journal de la capitale... Autre thème : l’argent, pour le Los Angeles Times. C’est sous le titre : « Le gouffre financier afghan » que le grand quotidien californien publie l’opinion d’un député démocrate qui appelle à « plus de contrôle indépendant pour les dépenses américaines », en citant de nombreux cas de « corruption et de gaspillage dans l’effort de guerre ».  

Salaires en hausse pour les élus brésiliens

Direction le Brésil, maintenant, avec un passage de relais présidentiel bien formaliste. C’est même devant un notaire que Lula, accompagné de celle qui va lui succéder mais aussi de ses ministres et compagnons de lutte politique, est allé enregistrer son bilan de huit ans de présidence. Une démarche insolite, qui lui a permis de verser quelques larmes, à en croire la photo publiée par O Estado de Sao Paulo.
C’est en revanche sur le ton de la plaisanterie que le président sortant a fait un autre commentaire, que nous rapporte cette fois le Jornal do Brasil : apprenant que le Congrès venait de décider une revalorisation générale des salaires perçus par les élus, il s’est apitoyé sur son sort en remarquant : « ça marche pour la prochaine législature, mais pour Lulinha, le petit Lula, ici, il n’y a rien du tout. »
C’est en tout cas cette auto-augmentation salariale que O Globo a choisi, pour sa part, de mettre en première page en titrant : « Les députés, les ministres et Dilma vont avoir un réajustement allant jusqu’à 149%! »

Haïti morose

En Haïti, l’atmosphère est plutôt à la « morosité »... C’est en tout cas ce qu’on peut lire sur le site de l’agence AlterPresse, où un article parle des « cœurs serrés » et de l’« anxiété » ambiante, « face à ce qui risque de se passer dans le pays au cas où aucune solution pertinente n’est trouvée à ce que beaucoup qualifient de farce ou de mascarade », voire de « parodie électorale ».
De son côté, Haïti Libre reprend les propos tenus hier par la ministre française des Affaires étrangères. D’après Michèle Alliot-Marie, qui a évoqué la possibilité d’un second tour à trois, « il semblerait que juridiquement il serait possible d’avoir un élargissement du nombre de candidats »... A Radio Kiskeya, on se fait aussi l’écho de ce qu’a préconisé Bill Clinton : l’ancien président américain s’est prononcé hier pour un « recomptage objectif », avec « une présence internationale plus importante », et il a lié la transparence du processus à l’engagement de la communauté internationale dans la reconstruction.
Hélas! Le ton de Daly Valet est, lui, tout sauf confiant. L’éditorialiste du Matin se désole que tant « les élites politiques haïtiennes que leurs parrains internationaux ne se gênent pas pour inscrire ouvertement leur jeu dans les registres classiques du théâtre de l’absurde ». « Chacun manœuvre pour imposer sa propre vérité politique », déplore-t-il, et la communauté internationale, pour être généreuse, n’en est pas moins « inepte et maladroite dans sa gestion des affaires haïtiennes ».

Les choristes de Los Angeles

On revient aux Etats-Unis, plus précisément à l’aéroport de Los Angeles, où l’ambiance est nettement plus festive. Qui a dit que les agents des aéroports américains sont des grincheux autoritaires, préoccupés de sécurité à l’excès? Pas ceux de Los Angeles en tout cas, qui ont choisi - Noël oblige - de distraire en musique les passagers, sans leurs épargner toutefois les scanners... C’est la chorale des agents de l’aéroport qui y va ainsi de ses chansons, avec l’ambition de présenter « un nouveau visage au public, une visage positif »... L’expérience devrait être étendue dans le pays, nous apprend USA Today, de façon à adoucir l’épreuve des transhumances aériennes de fin d’année.

 

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