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Brésil

Brésil : Lula célèbre la pacification d'un ancien bastion de narcotrafiquants

Le président brésilien Lula (g) avec le gouverneur de Rio de Janeiro Sergio Cabral lors de l'inauguration d'un téléphérique au complexo do Alemao, le 21 décembre 2010.
Le président brésilien Lula (g) avec le gouverneur de Rio de Janeiro Sergio Cabral lors de l'inauguration d'un téléphérique au complexo do Alemao, le 21 décembre 2010. AFP/Planalto press office - Ricardo Stuckert
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Au Brésil, le président Lula a visité, ce mardi 21 décembre 2010, le complexo d’Alemao, cette immense favela, conquise par les militaires il y a un mois aux trafiquants de drogue. Le président sortant a notamment inauguré un tout nouveau téléphérique. L’Etat brésilien compte démontrer que désormais c’est lui, et non plus les narcotrafiquants, qui font la loi dans la favela.

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Avec notre correspondant à Rio de Janeiro, François Cardona

Bien du travail reste encore à faire pour que les touristes viennent se promener dans la favela libérée des trafiquants, mais Lula, lui, en est sûr, Alemao fera bientôt concurrence au célèbre pain de sucre sur la carte postale de Rio.

L’image en effet est saisissante du haut du tout nouveau téléphérique qui relie entre elles les collines de l’immense favela. Le président sortant, auréolé d’une popularité sans précédent, a emprunté la première cabine bleue à circuler sur les câbles qui surplombent ce quartier pauvre du nord de Rio.

Le symbole du retour de l’Etat

Les ruelles pentues et étroites de la favela forment un véritable labyrinthe, difficile d’accès. Il empêchait les habitants de circuler aisément. Et permettaient aux trafiquants de s’y cacher.

Le téléphérique est donc devenu le symbole du retour de l’Etat dans l’ancien quartier général du gang le plus puissant de la ville. Il entrera en fonction en mars prochain et transportera jusqu’à 40 000 personnes par jour.

Même si la chasse aux narcotrafiquants, est loin d’être terminée dans Rio, l’Etat brésilien veut à tout prix convaincre qu’il ne leur rendra pas Alemao. Plus de 2000 militaires et policiers sont toujours stationnés dans la favela. Avant l’arrivée de commissariat de proximité, promis pour janvier prochain.

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