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Revue de presse des Amériques

A la Une : le nord-est des Etats-Unis sous la neige

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A la Une : le nord-est des Etats-Unis sous la neige

En quelques heures seulement, 30 centimètres de neige sont tombés à New York, plus d'un demi-mètre à Boston, le tout accompagné de vents extrêmement violents. En anglais, on appelle cela un blizzard. « Face à l'ampleur du phénomène, les météorologues se surpassent en superlatifs », note aujourd'hui le Christian Science Monitor. « Pour certains, c'est la tempête de l'année, pour d'autres il s'agit même de la tempête de la décennie ».

Le New York Times est encore plus affirmatif et baptise le blizzard tout simplement « le monstre » : « la Caroline du Nord, la Virginie, l'Etat de Maryland et le New Jersey ont déclaré l'état d'urgence. Des villes comme New York, Philadelphie ou encore Boston ont pris des mesures spécifiques, comme l'interdiction de stationnement sur les principales artères routières et l'appel aux automobilistes de rester chez eux ».

A l'instar de ce qui s'est passé ces derniers jours en Europe, aux Etats-Unis aussi la tempête de neige a provoqué une belle pagaille dans les aéroports, avec des centaines de vols annulés. « Des hordes de voyageurs se sont trouvées piégés en pleine période de fêtes », rapporte le Boston Globe. A l'aéroport de Logan dans le Massachussetts, des milliers de voyageurs ont passé la nuit sur place. « Les époux Greene, par exemple, ont dressé leur campement pour la nuit devant l'une des grandes baies vitrées de l'aéroport. Enveloppés dans des couvertures qui leur ont été distribuées par les autorités locales, ils ont regardé les flocons tomber avant de s'endormir ».

Le New York Times souligne le côté romantique d'une telle tempête, « avec ces vents qui gémissent et hurlent dans leur langue secrète de l'âge de glace entre les gratte-ciel, avec la neige qui étouffe les bruits de la ville et avec la beauté sauvage d'un Central Park transformé en paysage féérique qui rappelle les plaines du Nebraska ».

De plus en plus de lycéens américains sans-abri

Le Washington Post se penche ce lundi 27 décembre 2010 sur un sujet sensible : les sans-abri et plus précisément les lycéens sans domicile fixe. L'article rapporte l'histoire de Landis Brewer, un lycéen de 18 ans. Après le divorce de ses parents, ceux-ci sont partis du domicile familial. Un jour, en rentrant de l'école, leur fils a trouvé un arrêté d'expulsion, collé sur la porte d'entrée de la maison. « Pendant quelques semaines j'ai réussi à faire semblant devant mes camarades de classe », raconte Landis Brewer. « Je partais au lycée le matin. Personne ne savait qu'à la fin des cours et alors que les autres rentraient chez eux, je dormais sous un arrêt de bus et que j'avais toutes mes affaires dans un sac poubelle que je cachais dans un buisson ». Landis Brewer vit dans l'un des plus riches comtés des Etats-Unis. A Fairfax, non loin de Washington DC, le salaire moyen par foyer dépasse les 100 000 dollars par an. Pourtant, la ville compte 2 000 étudiants sans abris, dont 200 qui doivent se débrouiller sans présence parentale aucune. Ils seraient près d'un million au niveau national.

Mais les autorités de Fairfax ont décidé d'agir. Elles ont lancé un projet pilote qui consiste à mettre à la disposition de ces étudiants et lycéens en difficultés, des logements temporaires. « A la fin, ce soutien qui dure le temps des études va faire la différence entre un sans-abri chronique et un membre productif de notre société », explique le responsable du programme dans les colonnes du Washington Post.

En Haïti, des sinistrés du séisme sous la tente pour Noël

 
« Port-au-Prince avait un visage bien triste sans les traditionnels pétards et feux d'artifice », estime Haïti Press Network. « Les chrétiens étaient rassemblés par centaines sous de grandes tentes pour célébrer Noël. Sobrement. Humblement. Mais l'esprit de Noël était bien présent dans la ville qui, le temps de cette trêve, a retrouvé un peu de tranquillité et de paix ». Et le site haïtien de conclure : « Si seulement on pouvait perpétuer cet esprit, oublier les divergences, arrêter les querelles de partis, on réinventerait le bonheur de vivre dans ce beau pays d'Haïti ».

 

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