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Cuba / Politique

A Cuba, le commandant historique, Ramiro Valdès, change d'affectation au gouvernement

Le vice-président cubain Ramiro Valdés, à La Havane en août 2010.
Le vice-président cubain Ramiro Valdés, à La Havane en août 2010. AFP / Cubadebate / Roberto Chile
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Nouveau remaniement ministériel à Cuba, après la trentaine de changements auxquels a déjà procédé Raul Castro depuis qu'il a pris la relève de son frère en 2006 : ce vendredi 7 janvier 2011, c'est cette fois le ministre de la Construction, Fidel Figueroa, qui est destitué pour ses «erreurs» d'après le communiqué officiel, et surtout le commandant historique Ramiro Valdés change d'affectation et prend la supervision de trois ministères.

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Depuis août 2006, Ramiro Valdés était ministre de l'Informatique et des Télécommunications, et il contrôlait à ce titre le secteur stratégique d'internet, où d'après ses détracteurs il s'assurait que la plupart des Cubains n'avaient pas accès au réseau. C'est de ce poste qu'il a été relevé par Raul Castro, et non pas de sa fonction de vice-président, et donc de n°3 du régime, qu'il a retrouvée il y a un an. Son ministère a déjà un nouveau titulaire en la personne du général Medardo Diaz.

Mais l'éviction de Ramiro Valdés est présentée comme une sorte de promotion. Ce compagnon historique de Fidel Castro, dont il a accompagné toute l'épopée depuis l'attaque de la caserne de la Moncada en 1953, est en effet maintenant chargé de superviser à la fois son ancien ministère, celui de l'Industrie de base et celui de la Construction dont le ministre vient d'être lui clairement sanctionné. Ce secteur est en effet en crise à Cuba où les logements sont rares.

Ramiro Valdés a incarné tout au long de sa carrière la répression la plus féroce, et en 1986 Raul Castro l'avait fait destituer de son poste d'alors : ministre de l'Intérieur. Ramiro Valdés s'est également signalé il y a quelques mois auprès d'Hugo Chavez qu'il était officiellement venu conseiller en matière énergétique ; ce que, compte-tenu de ses antécédents, les anti-chavistes avaient interprété par «conseiller en contrôle social».
 

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