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Haïti

L’ancien président Aristide retrouve Haïti après sept ans d’exil

Jean-Bertrand Aristide salue la foule à son arrivée à l'aéroport international de Port-au-Prince, le 18 mars 2011.
Jean-Bertrand Aristide salue la foule à son arrivée à l'aéroport international de Port-au-Prince, le 18 mars 2011. Reuters/Shannon Stapleton
Texte par : RFI Suivre
5 mn

Après sept ans d'exil et quarante-huit heures avant le second tour de la présidentielle, Jean-Bertrand Aristide est rentré ce vendredi 18 mars 2011 à Haïti. L'ancien président Haïtien a atteri à l'aéroport de Port-au-Prince où il a été accueilli par une cinquantaine de supporters, dont des membres de son parti. 

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Avec notre correspondante à Port-au-Prince, Amélie Baron

A la descente d'avion, entouré de sa femme et ses filles en larmes, Aristide a posé le pied sur le tarmac de l'aéroport le sourire aux lèvres. Dans un discours où il a alterné le créole, le zulu, le français, l'anglais et l'espagnol, l'ancien président se dit heureux d'être de retour dans son pays.

« Mes soeurs, mes frères, pendant sept années nous avons communiqué à distance. Aujourd'hui, nous sommes là pour ensemble pour signer la paix, pour que toute forme de violence cesse. Nous mêmes les Haïtiens qui aimons la paix, nous condamnons tout forme de violence pour que l'éducation de la jeunesse puisse déboucher sur la paix dans les têtes, la paix dans les ventres. Mes soeurs, mes frères, pendant sept années nous avons communiqué à distance. Nous sommes là ensemble, côte à côte. Nous sommes à la maison, car la maison c'est la maison » , a déclaré Jean-Bertrand Aristide.

Des milliers de partisans ont suivi le cortège qui a amené Jean-Bertrand Aristide à son domicile et l'enceinte de la résidence a été envahie d'Haïtiens qui souhaitaient le voir.

Il est le sauveur de ce pays.

Témoignage de la population haïtienne lors du retour d'Aristide

La frénésie causée par son retour démontre l'immense popularité de Titid, une agitation qui pourrait perturber dimanche la tenue de l’élection présidentielle.

Le petit prêtre des bidonvilles peut toujours compter sur de nombreux soutiens

Il a beau avoir été chassé du pouvoir en 2004, Jean-Bertrand Aristide reste très populaire parmi les plus pauvres d'Haïti. Dans les années 80, l'ancien prêtre sillonnent les favelas de la capitale Port-au-Prince. Très vite, il séduit avec un discours populiste qui le portera finalement au pouvoir en 1990. Aristide devient le premier président démocratiquement élu dans un pays, jusqu'à alors, plutôt habitué aux putschs militaires.

Mais la démocratie ne sera finalement qu'une parenthèse. Après plusieurs renversements de pouvoir, il retrouve son fauteuil de président en 2000. Et le démocrate se transforme en dictateur : répression sanglante de l'opposition, enrichissement personnel, trafic de drogues. Du coup, ses anciens alliés à Washington et à Paris se retournent contre lui.

En 2004, sous la menace des pressions internationales et d'une insurrection, Jean-Bertrand Aristide doit partir. Il trouve alors refuge en Afrique du Sud. Interrogé sur les raisons qui le poussent maintenant à retourner en Haïti,  Titid, le petit prêtre des bidonvilles, s'affiche, encore une fois, proche du peuple. « Je vais travailler dans l'éducation », dit-il par la voix de son avocat.

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