Cuba

L'accès à la propriété privée, une révolution à Cuba

Des délégués du Congrès du Parti Communiste cubain passent devant un portrait de Fidel Castro.
Des délégués du Congrès du Parti Communiste cubain passent devant un portrait de Fidel Castro.
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le congrès du Parti communiste cubain s'achève ce mardi 19 avril 2011 à la Havane. Fidel Castro abandonne la direction du parti, sans doute au profit de son frère Raul. Les délégués ont entériné l'idée d'un rajeunissement de la direction du régime ainsi qu'une série de réformes économiques. A Cuba, le mot « propriété privée » ne sera bientôt plus tabou puisque les Cubains vont pouvoir vendre et acheter leur logement. Du jamais vu depuis cinquante ans.

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Depuis un demi-siècle, les Cubains transmettent leur maison ou leur appartement à leurs enfants. Jusqu'à présent, lorsqu'ils souhaitaient déménager et changer de logement, il fallait s'organiser, échanger, ou utiliser la bonne vieille méthode du dessous de table, dans un système ou règne la corruption.

Puisque dans le pays « rien n'est permis mais tout est possible », disent les cubains. Désormais, les Cubains vont pouvoir vendre leur maison ou en acheter une autre. Pas de détails pour l'instant sur les conditions des transactions.

La concentration de propriété sera évident interdite, les éventuelles plus-values seront évidemment regardées de très près, peut-être même taxées. Dans un pays où l'État contrôle tout ou veut tout contrôler, on peut acheter sa maison, mais il est interdit de la vendre.

Cependant, on peut toujours l'« échanger ». Même chose pour sa voiture : on ne peut pas la vendre, mais on peut la « prêter » à très long terme, en se faisant payer sous la table. Les Cubains ont appris à jouer sur les mots.

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