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La revue de presse des Amériques

A la une : la marée noire aux Etats-Unis, un an après

5 mn

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Des poissons englués dans du pétrole qui s'échappe de la plate-forme Deepwater Horizon.
Des poissons englués dans du pétrole qui s'échappe de la plate-forme Deepwater Horizon. REUTERS/Sean Gardner

Encore du pétrole sur la plage

Il y a tout juste un an, la plateforme Deepwater Horizon explosait, provoquant la pire catastrophe pétrolière de l'histoire des Etats-Unis. Les habitants luttent toujours contre les conséquences de la marée noire, constate le journal brésilien O Estadao. Et justement, quelles sont ces conséquences ? Le Times Picayune, quotidien de la Nouvelle-Orléans, donne un petit aperçu sur son site internet. Il publie des photos montrant des garde-côtes qui nettoient toujours les plages de la Louisiane. L'un des agents tient dans sa main du sable noir qui brille étrangement ; ce sont des résidus de pétrole.

Alors, c’est grave docteur ? Non, assure USA Today. Le quotidien rappelle qu'après la catastrophe, des cassandres avaient évoqué le scénario du pire : une mer morte, des plages souillées, une vie maritime complètement détruite et une industrie de tourisme sinistrée. « Tout cela n'est pas arrivé », écrit USA Today. L'écosystème a su se montrer étonnamment résilient. Jusqu'à présent, les nouvelles sont plutôt bonnes, conclut le journal. La plupart du pétrole a disparu, les pêcheurs ont repris leurs activités et même les touristes reviennent.

Quels effets sur le long terme ?  
 
Selon le Times Picayune, ils sont un millier de chercheurs à se pencher sur la question. Mais impossible d'avoir une réponse dans l'immédiat. « C’est comme si on travaillait sur un film dont le scenario n'est pas encore écrit », avoue l’un des experts. Pour l'instant, les scientifiques disent que l'impact sur l'écosystème du golfe est minimal. Mais ils sont conscients que l’énorme volume d'hydrocarbure injecté dans la mer pose un problème pour l'avenir. Or, personne ne sait encore lequel, parce que, comme l’affirme l'un des experts, « Il n'y a pas de précédents, on a jamais travaillé sur une catastrophe de cette ampleur ».

La menace de l’agence Standard and Poor's

Egalement sans précédent dans l'histoire des Etats-Unis : le risque de perdre la notation financière AAA, c'est-à-dire la note du meilleur emprunteur possible. La menace de l'agence Standard and Poor's fait trembler les marchés, estime le Washington Post. La Maison Blanche tente de minimiser l'affaire, disant qu’il ne faut pas donner trop d'importance à l'avis de cette agence. « Entièrement d'accord, écrit le quotidien. On n’avait pas besoin de Standard and Poor's pour savoir que la situation budgétaire de notre pays est désastreuse. Toujours est-il que ce genre d'appréciations influence les décideurs financiers. C'est pourquoi cette communication tombe très mal ».

A Cuba, le régime brade les idéaux socialistes
 
Ouverture aux activités privées, dégraissage du service public, investissements de l’étranger. Décidemment, le Cuba du XXIe siècle sera différent de celui du XXe siècle, enfin, peut-être pas « si différent que cela », remarque le journal brésilien O Globo. En effet, les réformes décidées par le Parti communiste seront mis en œuvre par la même vieille garde, des vétérans de la révolution.

Le symbole de ce non-renouvellement des élites politiques, pourtant promis par le président Raul Castro, c'était la venue du vieux Fidel à la clôture du congrès du Parti. Il avait des allures de fantôme, écrit le Miami Herald. Le journal de Floride reconnaît toute de même que sa démission de la présidence du PC marque la fin d'une époque. Mais le leadership du « Politburo » n'ayant pas changé, beaucoup de Cubains seront déçus. Et justement, un reporter du New York Times a voulu savoir ce que les habitants de La Havane pensaient de tout ca. Eh bien, lui aussi est resté sur sa faim. Ou bien les gens avaient peur de répondre à ses questions, ou bien ils ne comprenaient pas très bien en quoi les réformes vont changer leur quotidien.

« Travailler chez McDonald’s, c’est très bien »

Pour la chaîne de restauration rapide, les affaires marchent plutôt bien, raconte le Christian Science Monitor. L’entreprise a organisé hier une journée nationale de recrutement. 50 000 emplois, baptisés « McJobs », sont à pourvoir. La direction s'attend à une avalanche de candidatures. « Travailler chez McDo, c'est très bien, témoigne un étudiant, cité par le quotidien. On commence très bas mais on peut vite monter en grade ».

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