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La revue de presse des Amériques

Libye : Washington envoie des drones armés

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« Dans le conflit libyen, le rôle des Etats-Unis s'étend », titre aujourd'hui le Washington Post. La décision de Barack Obama d'envoyer des drones armés en Libye renforce l'implication américaine sur le terrain ». Cela fait des semaines maintenant, que « des forces internationales sous le commandement de l'Otan tentent de neutraliser les chars et les lance-roquettes du colonel Kadhafi », fait remarquer le Christian Science Monitor. « Mais tous ces efforts sont restés vains pour l'instant. Les Etats-Unis possèdent certes des bombardiers capables de neutraliser l'arsenal militaire de Kadhafi, mais l'ont retenu pour l'instant. Du coup, la décision d'envoyer des drones américains résonne comme un aveu », conclut le journal en ligne. « Le gouvernement Obama reconnaît que certaines armes américaines sont indispensables s'il doit y avoir au moins une chance de venir à bout de Kadhafi ».

Cela montre aussi l'incapacité de l'Otan à agir seul, estime de son côté le New York Times, selon lequel « l'Alliance atlantique est incapable de mener à bien une mission de combat complexe sans le soutien continu et significatif des Américains ». Pourtant, estime de son côté le Washington Post, « l'entrée en action des drones américains sur la scène libyenne est une grave erreur. Car après leur utilisation notamment au Pakistan et en Afghanistan, les drones sont devenus aux yeux des musulmans le symbole de l'arrogance de la puissance américaine. C'est tout sauf une bonne idée, Monsieur le Président », lance l'éditorialiste du Washington Post qui espère qu'il n'est pas trop tard pour revenir sur cette décision, qu'il qualifie de « fatale ».

Haïti : résultats des élections législatives contestés
 
Vingt-quatre heures après l'annonce des résultats définitifs des élections, la situation s'est brusquement tendue en Haïti. Si personne ne conteste la victoire de Michel Martelly à l'élection présidentielle, il n’en est pas de même pour les élections législatives. La formation politique du président sortant René Préval, Inité, obtient en effet un total de 48 députés et de 17 sénateurs, ce qui revient à « la majorité absolue ou presque dans les deux Chambres », explique le site de Radio Kiskeya. Seulement voilà : dans 18 cas, ces résultats divergent d'une manière importante des résultats préliminaires.

Le site haïtien d'informations en ligne, Alter Presse, donne cet exemple de la ville de Hinche : là-bas, « le candidat de la plateforme Alternative est passé de la première place dans les résultats préliminaires à la quatrième place dans les résultats définitifs ». Les adhérents des candidats lésés accusent Inité de fraude électorale.

Du coup, des heurts se sont produits un peu partout en Haïti. Alter Presse parle d'au moins deux morts. Des personnes qui ont été tuées alors que leurs maisons ont été incendiées lors d'émeutes dans l'Est du pays. Mais des manifestations violentes ont également eu lieu dans le Centre, et le Nord-Est, où des « contestataires ont érigé des barricades de pneus enflammés et bloqué les transports vers la capitale ». Une station de radio a également été incendiée. A Port-au-Prince, « une forte tension règne dans certains quartiers », constate Alter Presse.

Michel Martelly, réclame désormais une enquête indépendante pour faire la lumière sur les allégations de fraudes électorales lors des législatives mais le président élu n'est pas le seul à demander des explications. La Mission conjointe de l'Organisation des Etats américains et de la Caricaom souhaite, elle aussi, des éclaircissements sur les résultats, rapporte Haïti Presse Network.

Radio Kiskeya parle d'un « coup de massue de Préval ». « Après les résultats jugés suspects, la plateforme au pouvoir est désormais en position de force pour imposer à Michel Martelly une cohabitation aux contours imprévisibles ». Selon la radio haïtienne, le président sortant « rêverait d'ailleurs déjà d'un scénario à la Poutine », à savoir, devenir le Premier ministre du nouveau gouvernement.

République dominicaine : problème massif de trafic de drogue
 
Les voisins d’Haïti, en la République dominicaine, font face à un problème massif de trafic de drogue et de corruption. C'est un article incroyable à retrouver dans le Miami Herald d'aujourd'hui. Selon le journal, un nombre grandissant de policiers et de soldats tombent dans le trafic de stupéfiants. Les officiers en charge de la lutte anti-drogue se laissent de plus en plus corrompre. « Ainsi, 20% du personnel de l'Unité nationale du contrôle des stupéfiants ont été licenciés. 5 000 policiers et 2 300 soldats ont été remerciés en trois ans », rapporte le Miami Herald. Malgré cela, la République dominicaine continue d'être une plaque tournante du trafic de stupéfiants.

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