Mexique / drogue

Grande marche contre la violence au Mexique

«Plus de sang», c'était l'un des slogans de cette nouvelle marche contre la violence qui a relié la ville de Cuernavaca à 80 km de Mexico et la capitale, 8 mai 2011.
«Plus de sang», c'était l'un des slogans de cette nouvelle marche contre la violence qui a relié la ville de Cuernavaca à 80 km de Mexico et la capitale, 8 mai 2011. Reuters/Carlos Jasso

Apres quatre jours de marche de la ville de Cuernavaca jusqu’à la capitale Mexico, le Mouvement pour la paix, la dignité et la justice est arrivé au Zocalo, l'immense place de la Constitution. Pas moins de100 000 personnes, porteuses de ballons blancs sur lesquels étaient inscrits les noms des victimes de la violence, se sont réunies pour crier leur mécontentement.

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Avec notre correspondant à Mexico, Patrice Gouy

Le journaliste Javier Sicilia, l’organisateur de cette marche dont le fils a été assassiné fin mars, exige de Felipe Calderon un changement de stratégie dans la guerre contre les cartels de la drogue. Il réclame la démission du ministre de la Sécurité publique responsable de cette guerre qui a déjà fait 40 000 morts.

Ce mouvement citoyen a établi un pacte en six points pour jeter les bases d’une discussion nationale. Rafael Bajaras, l’un des organisateurs de cette marche explique leur propos : «L’esprit de ce pacte est fondamentalement d’en finir avec l’impunité. Nous sommes convaincus que le gouvernement n’est pas en train de combattre le trafic de la drogue. Nous voulons que ceci finisse ; nous voulons aussi rétablir le tissu social totalement déchiré par cette guerre stupide ; nous voulons aussi que l’économie mexicaine retrouve des bases légales, productives ; il est clair que l’économie mexicaine vit de l’économie de la drogue. C’est inacceptable

Le Mouvement pour la paix, la justice et la dignité exige que les partis politiques et les élus s’engagent à voter des lois efficaces pour combattre le blanchiment d’argent et la corruption. Si sa voix n’est pas écoutée, le mouvement appellera à la désobéissance civile, voire au boycott des élections en 2012.
 

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