Etats-Unis / Economie / Justice

Une affaire de délits d'initiés ébranle Wall Street

Raj Rajaratnam à sa sortie de la cour fédérale de Manhattan, le 11 mai 2011
Raj Rajaratnam à sa sortie de la cour fédérale de Manhattan, le 11 mai 2011 REUTERS/Lucas Jackson

C'est une vaste affaire de délits d'initiés qui secoue Wall Street. Le fondateur du fonds d'investissement Galléon, Raj Rajaratnam, a été reconnu coupable mercredi 11 mai 2011 des quatorze chefs d'inculpation retenus contre lui. Grâce à des informateurs bien placés, Raj Rajaratnam est accusé d'avoir réalisé plus de 63 millions de dollars de profits illicites. Il encourt un minimum de 15 ans et demi de prison.

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Avec notre correspondant à Washington, Pierre-Yves Dugua

L’imposant Raj Rajaratnam n’a montré aucune émotion, en réaction au verdict de culpabilité, prononcé par le jury du tribunal fédéral de New-York. Agé de 53 ans, ce gérant de fonds spéculatifs est reconnu coupable de quatorze chefs d’accusation de fraude, délits d’initiés et conspiration, retenus contre lui.

Au terme de deux mois du plus grand procès pour délits d’initiés depuis les années 80, les jurés unanimes, ont considéré que les enregistrements secrets de conversations téléphoniques entre Raj Rajaratnam et son réseau d’informateurs bien placés prouvaient qu’il passait des ordres en Bourse, sur la base d’informations confidentielles. L’enregistrement clandestin de conversations est généralement une méthode employée par le FBI contre la mafia. De ce point de vue aussi, ce procès est donc historique.

Sur des actions de géant de la haute technologie, comme Intel, Akamai, ou encore Google, le gérant de fonds est accusé d’avoir réalisé plus de 63 millions de dollars de profits illicites, entre 2003 et 2009. Originaire du Sri-Lanka, Raj Rajaratnam connaîtra sa sentence le 29 juillet. Il reste en liberté surveillée d’ici là et compte faire appel.

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