La revue de presse des Amériques

A la une : Memorial Day aux Etats-Unis

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Un jour férié hérité de la guerre de Sécession qui, à l’origine, s’appelait le « Decoration Day » en mémoire de tous les hommes et femmes qui avaient perdu la vie pendant ce conflit. Devenu le « Memorial Day », il a été désigné, après la Première Guerre mondiale, comme le jour de mémoire des combattants. En 1971, Richard Nixon le décrète jour férié. Ce lundi le nom des soldats morts au combat seront lus pendant les cérémonies et les services religieux.

Le Miami Herald consacre sa une ce matin, à ces femmes qui ont perdu leur mari en Afghanistan ou en Irak. « Juanito pleure toute la nuit, raconte le journal. Il vient juste d’avoir deux ans et commence seulement à parler mais sa mère sait ce qu’il a : 'il ressent toute la douleur que je ressens' ». Le quotidien en donne la raison : « Le 13 novembre dernier, son père, le sergent Rivadeneira a été tué dans une attaque-suicide à Kandahar. Il avait 27 ans et il est mort 4 jours seulement après le 2e anniversaire de son mariage ». Quant à la veuve du sergent Amaru Aguilar, elle n’a plus que le message que son mari lui a laissé sur le répondeur téléphonique la veille de sa mort et dans lequel il lui dit juste : « Je t’aime ». En ce Memorial Day, il est toujours utile de remettre des noms et des visages sur ces conflits.

Duel télévisé avant la présidentielle au Pérou

Côté conservateur, Keiki Fujimori, fille de l'ancien président du Pérou qui purge plus de 30 ans de prison pour violation des droits de l’homme et détournements de fonds, ce qui est un sérieux handicap pour sa candidate de fille. Côté gauche nationaliste, Ollanta Humala, commandant militaire connu pour avoir mené une rébellion contre précisément Alberto Fujimori quand il était président. Ollanta Humala a été amnistié mais il reste de sérieux soupçons de violations des droits de l’homme.

Dans ce contexte, les échanges ont été vifs pendant le débat télévisé. C’est le journal El Comercioqui qui les compile : Ollanta Humala ne cesse de dire à Keiko Fujimori « quand vous étiez Première dame » puisque son père était divorcé et il lui rappelle que son père a détourné suffisamment d’argent pour assurer les retraites de 120 millions de Péruviens. Elle, de son côté, ne l’appelle que « commandant Humala » et l’accuse de vouloir mettre un terme à la démocratie au Pérou. Verdict dans les urnes dimanche 5 juin.

Barack Obama au chevet du Missouri

Après une semaine de diplomatie sur la scène internationale, dès son retour aux Etats-Unis, Barack Obama est revenu aux affaires intérieures. Le président américain s’est rendu dans les zones les plus touchées par une série de tornades dévastatrices, ce qui vaut au Washington Postce ce titre : « Obama visite les zones dévastées du Missouri ». Barack Obama a assisté dimanche 29 mai à un service funéraire devant le lycée dévasté. Il s’est ensuite adressé aux rescapés : « La question qui nous hante après une expérience comme celle-là est : pourquoi ? Pourquoi notre ville ? Pourquoi notre maison ? Pourquoi un fils, un mari, une femme, une sœur ou un ami ? Nous ne sommes pas capables de répondre ».

Le président leur a promis que le pays tout entier resterait à leurs côtés le temps de la reconstruction. « Le rôle de chef du réconfort est devenu une habitude pour Obama, écrit le Washington Post. Le mois dernier, il a apporté les mêmes encouragements dans la ville dévastée de Tuscaloosa en Alabama et la même chose pour les victimes d’inondations le long du Mississipi ».

Raid sur les entreprises qui emploient des immigrés sans papiers

« Raid sur les employeurs qui utilisent des travailleurs illégaux » titre le New York Times. « Après des mois de critiques des républicains contre le gouvernement Obama, accusé de laxisme, la stratégie du gouvernement devient très claire, explique le journal. De longues enquêtes ont permis d’accumuler des preuves, des témoignages et des documents qui vont aboutir à de lourdes condamnations de ces employeurs. Alors que le nombre de raids policiers dans des entreprises soupçonnées d’avoir recours à des travailleurs clandestins a diminué, le nombre d’enquêtes envers des entreprises qui ont recours à ce genre de travail a augmenté. Les chefs d’entreprise qui sont la cible de ces enquêtes risquent de très lourdes condamnations ».

Aveu d’un journaliste haïtien

« Etre ponctuel chez nous relève pratiquement de l’utopie, se plaint ce journaliste dans Le Nouvelliste. On peut s'excuser d'un retard pour un embouteillage imprévisible mais pas d'un retard sur une voie où les embouteillages sont la règle. C'est comme ces conducteurs en panne au beau milieu de la voie publique qui sont fiers, heureux, de faire payer à des milliers d'autres conducteurs la défaillance de leur véhicule, prêts à en découdre avec quelqu'un qui leur suggérerait même gentiment de déplacer leur engin, parfois un tas de ferraille autorisé à rouler par le service de la circulation ». Sa conclusion est une question : « Comment une société peut-elle fonctionner alors que personne n'a le sens de la ponctualité ? ».

 

 

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