CORÉE DU NORD/ÉTATS-UNIS

Nucléaire : un émissaire nord-coréen à Washington

L’émissaire nord-coréen Kim Kae-gwan, vice-ministre des Affaires étrangères- à son arrivée à l’aéroport John F.Kennedy à New York, le 26 juillet 2011.
L’émissaire nord-coréen Kim Kae-gwan, vice-ministre des Affaires étrangères- à son arrivée à l’aéroport John F.Kennedy à New York, le 26 juillet 2011. Reuters/Joo Jong-guk/Yonhap

Américains et Nord-Coréens se retrouvent jeudi 28 juillet 2011 à New York pour envisager de faire baisser la tension dans la péninsule coréenne. L'objectif n'a pas changé pour les Américains, c'est toujours le désarmement nucléaire de la Corée du Nord. Tandis que les Nord-Coréens voudraient obtenir un traité de paix avec Washington. L'amorce d'un dialogue et des premiers signes encourageants.

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On parle peut-être multilatéral mais dans un cadre bilatéral. Américains et Nord-Coréens, face-à-face, conformément à la volonté de Pyongyang, c'est une première chose.

La seconde est qu'il faut se rappeler que l'année dernière a été calamiteuse. Il y a eu deux incidents armés, d'une gravité exceptionnelle, les deux Corées sont passées à deux doigts de la guerre.

Alors quand on en arrive à ce stade, il faut choisir : soit de faire baisser la tension, soit de s'engager dans une « fuite en avant » à très hauts risques et dont les conséquences sont d'autant plus imprévisibles que le régime est confronté à des problèmes économiques et sociaux insolubles. Il y a une menace de famine, aujourd'hui, en Corée du Nord.

Les premiers signes tangibles que les protagonistes s'acheminaient plutôt vers l'option 1 -faire baisser la tension- nous sont parvenus au mois de décembre, lorsque l'ex-diplomate américain Bill Richardson a effectué une visite à Pyongyang. Visite officiellement « privée » à l'invitation de l'administration nord-coréenne, et qu'il en est rentré convaincu que le régime souhaitait sortir de cette mécanique infernale de la terreur.

Ce qui se joue ces jours-ci à Washington, c'est la suite -l'épisode 2-, menée de façon plus formelle, cette fois, sous l'autorité du diplomate Stephen Bosworth, qui lui aussi connaît bien le dossier coréen.

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