Mexique

Au Mexique, la guerre des cartels fait un nombre record de victimes

Trois personnes sont mortes lors d'une Fusillade, près de Monterrey, le 27 juillet 2011.
Trois personnes sont mortes lors d'une Fusillade, près de Monterrey, le 27 juillet 2011. Reuters/Josue Gonzalez

L'incendie qui a fait 53 morts, jeudi 25 août 2011, au Casino Royale de Monterrey, la capitale de l'Etat du Nouveau Leon, est à replacer dans le contexte de la guerre des cartels. Depuis le début de l’année, la violence augmente et s'étend désormais à l'ensemble du territoire mexicain.

Publicité

Il y a encore trois ans, Monterrey, troisème ville du Mexique, passait pour un havre de paix au milieu du déchaînement de violence amorcé par la déclaration de guerre que le président Felipe Calderon a lancée en 2006 aux trafiquants.

Mais il y a de moins en moins au Mexique de zones épargnées par la violence. Dans la capitale du Nouveau Leon, pole industriel prospère de quatre millions d'habitants à guère plus de 200 km de la frontière américaine, la situation s'est rapidement dégradée sous les coups que se livrent deux des bandes les plus féroces : d'une part, le cartel du Golfe, organisation criminelle ancienne, et d'autre part, les Zetas, la créature en fait du cartel du Golfe jusqu'à que ce ramassis de mercenaires, anciens militaires dévoyés, se retournent contre leurs maîtres.

Les deux gangs sont en concurrence sur tous les trafics, notamment de cocaïne vers les Etats-Unis, mais ils pratiquent aussi localement l'impitoyable racket dont le Casino Royale semble avoir été victime. Cette guerre de territoire s'est brutalement aggravée le mois dernier où l'on a compté 71 assassinats dans la seule ville de Monterrey liés à cette surenchère mafieuse. Et à l'échelle de tout l'Etat du Nouveau Leon, il y aurait déjà eu 850 morts en cette demi-année 2011.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail