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Etats-Unis / Intempéries

L'ouragan Irène frappe New York

Un taxi accélère dans les environs de Time Square à New York alors que des pluies torrentielles se sont abattues sur la ville.
Un taxi accélère dans les environs de Time Square à New York alors que des pluies torrentielles se sont abattues sur la ville. REUTERS/Peter Jones
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Plus de 50 000 personnes se sont réveillées sans électricité ce dimanche 28 août 2011 à New York, alors que la ville était noyée sous des pluies torrentielles provoquées par l'ouragan Irène. Ces coupures d'électricité touchaient le Bronx, Brooklyn, le Queens etStaten Island. Aucun problème n'était signalé à Manhattan. Avant New York, l'ouragan est passé par le New Jersey et la Caroline du Nord. En tout, près de deux millions de personnes ont été évacuées. Un premier bilan fait état d'au moins neuf décès, la plupart causés par des chutes d'arbres.

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« Ne sortez pas dans les rues, restez chez vous ou dans les centres d'accueil », a martelé le maire de New York, Michael Bloomberg, ajoutant à l'intention de ceux qui n'ont pas observé les consignes d'évacuation dans les zones inondables qu'il était « trop tard pour partir ».

Tandis que des vents violents soufflent sur la ville, le maire a dit s'attendre à une importante montée des eaux dans la matinée. Transports en commun arrêtés, aéroports fermés, évacuations par milliers, New York, habituellement si festive le samedi soir, ressemblait à une ville morte hier soir.

Nombre de magasins avaient protégé leurs vitrines avec des panneaux de contreplaqué, et les New Yorkais étaient calfeutrés chez eux, 370 000 personnes ont reçu l'ordre du maire, Michael Bloomberg, d'évacuer avant samedi soir les zones inondables de la ville, du jamais-vu à New York.

Au moins neuf morts ont été signalés en Caroline du Nord, en Virginie et en Floride. Et l'ouragan parallèlement poursuit sa route vers la Nouvelle Angleterre, vers les côtes du Massachusetts, et vers Boston.

Le passage de l'ouragan Irène pourrait aussi coûter très cher aux Etats-Unis, certains avancent des chiffres allant de 5 à 10 milliards de dollars.

 

Avec notre correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet

Ce dimanche 28 août 2011, Washington n'a subit que de fortes précipitations accompagnées de vents relativement modérés. Quelques arbres abattus, des coupures de courant, mais rien de la catastrophe redoutée.

La plus grande crainte, ici, ce sont les inondations. La municipalité a bien offert 5 000 sacs de sable, mais c’était insuffisant pour satisfaire la demande, et des résidents qui avaient fait la queue pendant des heures sont repartis mécontents.

Irène, « le cyclone du week-end », comme il a été baptisé par les Américains, a compliqué la vie de 2 millions d’entre eux, vivant dans des zones inondables et qui ont été obligés de quitter leur domicile, dont 300 000 habitants de New York, un fait sans précédent. Pourtant, au New Jersey, le gouverneur n’a pas réussi à convaincre 600 seniors de quitter leur maison de retraite.

Le président Obama s’est rendu au siège de la Fema, l’agence fédérale pour les situations d’urgence, afin de montrer qu’à l’inverse de George Bush, qui avait été lent à réagir au moment de Katrina, il a le plein contrôle de la situation. Il a d'ailleurs déjà déclaré l’état d’urgence dans neuf Etats qui pourront ainsi bénéficier de l’assistance du gouvernement fédéral.

 

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