Chili

Chili : les étudiants estiment les conditions du gouvernement insatisfaisantes pour des négociations

« L'université nous a laissée toute nue », ont écrit ces étudiantes chiliennes sur les pancartes qu'elles arborent.
« L'université nous a laissée toute nue », ont écrit ces étudiantes chiliennes sur les pancartes qu'elles arborent. RFI/Claire Martin

Au Chili, après quatre mois de mobilisation, les étudiants viennent de refuser le dialogue proposé par le gouvernement, jugeant que celui-ci ne s'était pas assez engagé dans le sens des réformes réclamées. Une position inflexible qui contribue, avec l'avancement du calendrier, à essoufler le mouvement.

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Avec notre correspondante à à Santiago, Claire Martin

Pour s’asseoir à la table des négociations, les étudiants avaient exigé du gouvernement qu’il remplisse quatre conditions.

Le gel des projets de loi sur l’éducation envoyés au Congrès, la prolongation du semestre qui s’arrête le 7 octobre afin d’éviter aux étudiants boursiers mobilisés de perdre leurs droits, un positionnement ferme sur la fin du profit dans l’éducation, et la transparence des négociations pour que les citoyens puissent les suivre.

Sur ce dernier point seulement, le gouvernement a donné son accord. Les étudiants ont donc refusé de négocier. Ils ont appelé à une série de manifestations afin de démontrer leur force et leur détermination. La prochaine est prévue pour jeudi 22 septembre.

Seulement, ils ne sont plus aussi forts qu’avant. Après quatre mois de mobilisation, les élèves du secondaire et les étudiants sont fatigués. Beaucoup risquent de redoubler ou de perdre leurs bourses. Et ils n’ont pas l’impression que le jeu en vaille la chandelle.

Le gouvernement est resté sur ses positions. Il veut bien améliorer le système éducatif mais refuse de le transformer en profondeur pour générer une éducation publique, gratuite pour tous et de qualité, comme le demandent les élèves et les étudiants.

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