Colombie

La guérilla colombienne des Farc se donne un nouveau chef

Un policier colombien surveille une zone attaquée par les guérillleros des Farc, à Piendamo, le 6 novembre 2011.
Un policier colombien surveille une zone attaquée par les guérillleros des Farc, à Piendamo, le 6 novembre 2011. REUTERS/Jaime Saldarriaga
Texte par : RFI Suivre
2 mn

La guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) a désigné Timoleon Jimenez pour succéder à son chef Alfonso Cano, tué lors d'affrontements début novembre 2011. Jusqu’à présent à la tête de l’un des « fronts » de la guérilla, celui que l’on surnomme Timochenko est membre des Farc depuis le début des années 80. L’homme serait âgé de 52 ans. La guérilla des Farc, fondée en 1964, a perdu cinq de ses chefs historiques depuis 2008; elle compterait encore de 8 000 à 11 000 combattants.

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Avec notre correspondante à Bogota, Zoé Berri

Le nouveau chef désigné, Timoleon Jimenez, était sans doute l’un des moins médiatiques des commandants des Farc, les Forces armées révolutionnaires de Colombie. Beaucoup avaient découvert sa silhouette massive et son visage mangé par une barbe poivre et sel en 2008 lorsqu’il avait annoncé la mort du fondateur du mouvement armé. Les analystes pensaient à un autre guérillero pour succéder à Alphonso Cano : Yvan Marquez, connu pour avoir négocié avec le président vénézuelien Hugo Chavez la libération de certains des otages emblématiques de la guérilla, notamment Clara Rojas, ancienne compagne politique d’Ingrid Betancourt, et son fils Emmanuel.

La nomination de Timoleon Jimenez, 52 ans est pourtant naturelle après la mort de son prédécesseur. Surnommé Timochenko, ce médecin formé à l’espionnage en Europe de l’Est était devenu le plus ancien membre du secrétariat des Farc, sorte d’état-major de l’organisation. En le désignant, la guérilla montre ainsi qu’au milieu de la tourmente qu’elle vit depuis plusieurs années, l’ordre est maintenu. C’est d’ailleurs ce que dit son communiqué « Nous garantissons la continuité de notre plan stratégique pour la prise de pouvoir par le peuple ».

Il y a quelques jours déjà, la guérilla avait rejeté toute possibilité de reddition alors que le gouvernement annonçait le début de la fin des Farc dont les effectifs ont fondu de moitié depuis 2011 (on compterait encore dans leurs rangs de 8 000 à 11 000 combattants).
 

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