Etats-Unis

Etats-Unis : échec de la « super-commission » chargée de réduire la dette américaine

Le président américain Barack Obama lors d'un discours à la Maison Blanche après l'échec de la «super-commission» budgétaire, le 21 novembre 2011.
Le président américain Barack Obama lors d'un discours à la Maison Blanche après l'échec de la «super-commission» budgétaire, le 21 novembre 2011. REUTERS/Kevin Lamarque
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Washington est sous haute tension politique après l'échec de la « super-commission » chargée de trouver un compromis sur la dette des Etats-Unis. Démocrates et républicains se rejettent mutuellement la faute. Si le Congrès ne parvient pas à trouver un accord, des réductions budgétaires automatiques entreront en vigueur dès l'année prochaine. Une chose est sûre, la bataille autour de la dette va devenir un sujet majeur de la campagne présidentielle.

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Barack Obama a déjà prévenu ses adversaires : si le Congrès ne parvient pas à trouver un accord sur la dette, c'est la faute des républicains. Fin stratège, le président sait que les conservateurs ne seront jamais d'accord pour augmenter les impôts pour les riches. Il sait aussi que, d'après des sondages, une majorité des Américains ne partagent pas cette position et impute l'échec de la  « super-commission » aux conservateurs.

Le président préfère rester en dehors des négociations bipartisanes. Il estime que ne pas descendre dans l'arène politique du Congrès lui donne plus de marge de manœuvre. Peut-être, mais en même temps il s'expose à la critique de ses rivaux. D'après Mitt Romney, candidat à l'investiture républicaine, Barack Obama manque de leadership dans cette affaire.

Un reproche repris aussi par certains démocrates. Et il se peut que cette stratégie, qui consiste à rester au-dessus de la mêlée, se retourne contre son auteur. Si le Congrès ne trouve pas d'accord sur la dette, le président devrait alors, en pleine campagne pour sa réélection, défendre des coupes budgétaires automatiques, des coupes dont la moitié concerne l'armée. Un scénario que le secrétaire d'Etat à la Défense à déjà qualifié de catastrophique.

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