BIRMANIE / ETATS-UNIS

Visite historique d’Hillary Clinton en Birmanie

Hillary Clinton est arrivé ce mercredi 30 novembre 2011 en Birmanie. Il s'agit de la première visite d'un chef  de la diplomatie américaine dans ce pays depuis plus d'un demi-siècle.
Hillary Clinton est arrivé ce mercredi 30 novembre 2011 en Birmanie. Il s'agit de la première visite d'un chef de la diplomatie américaine dans ce pays depuis plus d'un demi-siècle. Reuters
Texte par : RFI Suivre
4 mn

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton effectue une visite historique en Birmanie ce mercredi 30 novembre 2011. C'est la première fois depuis plus de 50 ans que la diplomatie américaine prend pied dans le pays. Depuis l'arrivée au pouvoir d'un gouvernement civil, même encadré par les militaires, les avancées ont été réelles : retour de l'opposition, droit de manifester, libération de prisonniers politiques, libéralisation des médias.

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L'évolution de la Birmanie actuelle est absolument prépondérante sur l'équilibre géopolitique dans la région.

François Robinne, anthropologue, spécialiste de la Birmanie et directeur de recherche au CNRS

La Birmanie a été très claire : elle souhaite « des relations régulières » avec Washington, seul espoir d'obtenir à terme la levée des sanctions imposées par les Etats-Unis et l'Union européenne.

Même si Hillary Clinton explique que cette fois-ci il ne s'agit que de « tester les intentions du régime », la prise de contact est importante. Naypiydaw va donc peut-être donner quelques gages de bonne volonté parmi les sujets qui bloquent le dialogue : la libération de tous les prisonniers politiques, la fin des violations des droits de l'homme à l'encontre des minorités et l'organisation d'élections libres et transparentes.

De leur côté, les Etats-Unis veulent aussi réaffirmer leur présence en Asie du Sud-Est, et contenir l'influence grandissante de la Chine dans la région. Cela tombe bien, la Birmanie, dont Pékin a longtemps été le seul allié, commence à se méfier de cette trop grande proximité -elle a récemment stoppé un projet controversé de barrage géant financé par la Chine.

De plus, le pays s'ouvre davantage à ses voisins -elle présidera l'Asean, le forum économique régional, en 2014.  Si la Birmanie retrouve sa position de carrefour dans la région -et se rachète une légitimité- il s'agit pour les Etats-Unis d'être là.

Pékin a bien compris la manœuvre. Il y a deux jours, elle proposait que les armées birmanes et chinoises approfondissent leur coopération.

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