Etats-Unis/WikiLeaks

Etats-Unis : la cour martiale recommandée pour la «taupe» de WikiLeaks

L'ex-soldat Bradley Manning encadré par la police militaire, à la sortie du tribunal dans le Maryland, le 21 décembre 2011.
L'ex-soldat Bradley Manning encadré par la police militaire, à la sortie du tribunal dans le Maryland, le 21 décembre 2011. REUTERS/Benjamin Myers

Bradley Manning est incarcéré depuis plus d'un an et demi, accusé d'avoir livré des informations confidentielles relatives à la guerre en Irak et en Afghanistan au site internet WikiLeaks entre novembre 2009 et mai 2010. L'ex-soldat, 24 ans, a comparu au mois de décembre, durant sept jours, lors d'une audience préliminaire devant un tribunal militaire de l'Etat du Maryland. Il risque la prison à vie pour collusion avec l'ennemi. Le président du tribunal militaire recommande désormais que le dossier de Bradley Manning soit renvoyé en cour martiale.

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Avec notre correspondant à Washington, Jean-louis Pourtet

Le lieutenant-colonel Almanza qui avait présidé l’audience préliminaire de Bradley Manning le mois dernier vient de recommander qu’il soit renvoyé en cour martiale. Il a estimé que les accusations portées contre le jeune analyste étaient fondées : celui-ci est accusé de « collusion avec l’ennemi » pour avoir transmis au site WikiLeaks des documents militaires sur les guerres en Irak et en Afghanistan. Il risque, s’il est reconnu coupable, la prison à vie.

Comme il est rare que l’autorité supérieure des cours martiales contredise la recommandation d’un autre tribunal militaire, il est plus que probable que Manning, qui est âgé de 24 ans, soit jugé dans les prochains mois. Son comité de soutien a exprimé sa déception mais sans être vraiment surpris par la décision.

Lors de l’audience préliminaire qui avait duré sept jours, l'avocat de Manning avait essayé de montrer que l'armée étaiit en partie responsable des fuites car elle avait confié des tâches confidentielles à un soldat émotionnellement perturbé, notamment à cause de son homosexualité. Il avait aussi tenté d’obtenir que les vingt-deux chefs d’inculpation soient ramenés à trois.

Lors du procès en cour martiale, s’il a lieu, le défenseur devrait, en s’appuyant sur les propres estimations du gouvernement, montrer que les documents publiés par WikiLeaks ne présentaient aucune menace pour la sécurité nationale américaine.

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